Les élections s’approchent et nous recevons aujourd’hui  dans le cadre de CLIC pour 2014 Mme Guitard, tête de liste Front de gauche aux municipales de 2014 à Lyon. Pour l’interroger il y avait Sébastien Gonzalvez, Maxime Hanssen et Étienne Aazzab du Lyon Bondy Blog, Sylvain Métafiot et Jean-Philippe Bonan de Forum de Lyon et Patrice Berger de Radio Pluriel.

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Vous pouvez écouter l’intégralité de l’entretien 

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Sommaire
Partie 1 : Présentation (Gram, NPA, écolos, entre deux tours, PC)
Partie 2 : Gérard Collomb
Partie 3 : La métropole
Partie 4 : Education
Partie 5 : Social (SDF, Roms, personnes âgées)
Partie 6 : Grands travaux
Partie 7 : Gestion de l’eau
Partie 8 : Transports urbains
Partie 9 : Budget
Partie 10 : Culture
Partie 11 : Sécurité (vidéosurveillance, prison)

Mme Guitard vous êtes tête de liste Front de gauche aux municipales de 2014 à Lyon. Pouvez-vous nous présenter les différents groupes politiques qui composent cette liste ?

En fait, je suis candidate sur une liste de rassemblement plus large que le Front de gauche puisqu’elle est le fruit du rassemblement du Front de gauche et du Gram de Nathalie Perrin-Gilbert. Le Front de gauche à Lyon est composé du Parti communiste dont je suis issu, du Parti de gauche ayant comme porte-parole Andrea Kotarac, et du groupe Ensemble représenté par Armand Creus. En dehors de ces groupes politiques il y a, sur notre liste, des citoyens non encartés issus de la société civile.

Sur quelle base vous êtes vous rassemblé avec le Gram de Mme Perrin-Gilbert ?

On s’est rencontré sur des projets. Un des premiers points de convergence a été les questions autour de la métropole. C’est même une des raisons de la création du Gram : réfléchir autour de la métropole. Nous sommes en désaccord avec l’esprit porté par letexte de loi voté à l’Assemblé. Il nous semble qu’il y a un besoin de travailler à une autre conception de la métropole. En ayant suffisamment de conseillers communautaires on peut peser pour tourner la métropole vers une coopération entre les territoires et la démocratie plutôt que de supporter une espèce de monstre qui englobe une grande partie du département (sauf la partie rurale car les campagnes n’intéressent personne) et qui a pour but de déposséder les citoyens du pouvoir de décisions au profit de gens dont ont ne sait pas comment ils seront élus à partir de 2020.

Il y en a d’autres points d’accord entre le Gram et nous : la conception d’une ville avec des services publics de qualité, par exemple, mais je pense que nous en parlerons par la suite.

 Pour quelles raisons les négociations avec le NPA n’ont pas abouties ?

Sur les projets nous étions plutôt proche évidement. Mais le NPA avait un préalable à tout accord : le fait de ne pas participer à l’exécutif quoi qu’il arrive. Or, il nous semblait que décider a priori – c’est-à-dire décider avant même de savoir quelle serait notre score au premier tour et donc notre poids pour négocier – n’était pas la bonne attitude. Cela nous donnait plus le sentiment de faire une candidature de témoignage que de se battre pour être utile. Il y a deux tours et si à un moment on pèse assez fort pour influencer des projets importants via la mairie on pourra alors discuter d’aller dans un exécutif ou non. Et sans le décider à priori comme le NPA le préconisait. De plus, chacune des organisations composant la liste aura à mener ultérieurement des discussions au sein de sa propre structure pour savoir si elle participe ou non à l’exécutif. On a donc acté qu’il nous était impossible de nous rassembler avec le NPA et on le regrette. Ce n’est pas un clivage de fond, on aurait pu construire ensemble une liste encore plus large que celle qu’on propose pour rassembler davantage les citoyens qui ont envie de voir une offre alternative qui soit constructive et dynamique.

La rédaction

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