Mardi 24 Septembre, un nouveau squat a ouvert à Croix-Rousse. Le collège abandonné Maurice Scève accueille plus d’une cinquantaine de mineurs isolés.  Ils dormaient depuis un mois dans un petit jardin sur les pentes, menacé d’expulsion imminente.

Des habitant·e·s de la croix Rousse, accompagné·e·s de militant·e·s autonomes, ont ouvert la parcelle appartenant à la métropole située près du Gros Caillou. L’ancien collège, bariolé de graffitis et lieu incontournable des shootings photos urbains à Lyon, est devenu le refuge de plus d’une cinquantaine de jeunes originaires de pays d’Afrique subsaharienne.

 

Une organisation partagée

Les habitants sont désormais presque assurés de ne pas être à la rue jusqu’à la fin de la trêve hivernale. Chaque jour, des dizaines de soutiens se relayent pour apporter vêtements, nourriture, et soutien administratif.

L’entrée du collège Maurice Scève occupé.

Sur sa page facebook, un groupe proche de la Ligue de Défense Noire Africaine (LDNA) attaque les autres collectifs, qui auraient selon eux forcé les jeunes à entrer dans le squat et les tiendraient séquestrés. Le Lyon Bondy blog a constaté que cette accusation était fausse, observant les allées et venues libres des mineurs occupant les lieux.

Malgré cette tension, les habitants du lieu et leur soutiens (et les personnes, internes aux associations de soutiens ou non) commencent à se réunir pour aménager les nombreux locaux.

L’ancienne place où dormaient les mineurs est désormais vide

 

Une solidarité citoyenne face à la politique

Les occupant·e·s ont lancé un appel à dons, car les lieux ne sont pas encore équipés : lits, draps, électroménager… Hormis l’eau et l’électricité, les bâtiments restent encore vétustes.

Le 17 septembre, le conseil métropolitain se réunissait afin de traiter des questions relatives à la responsabilité de la Métropole. Malgré la demande de certains élus et des soutiens citoyens, les questions de l‘hébergement des mineurs isolés étrangers ne sont toujours pas traitées. Nathalie PerrinGilbert, maire du 1er arrondissement, a tenu à rappeler que la mise à l’abri ainsi que la présomption d’innocence inscrites dans la loi ne son actuellement pas respectées.