Le mercredi 14 juin au soir, le Lyon Bondy Blog a reçu dans ses locaux Laurianne Ploix, une des fondatrices du Tout Va Bien, un mensuel qui se veut positif.  Le LBB et la journaliste sont revenus sur l’histoire du TVB, ainsi que ses missions.

Le Tout Va Bien, c’est un magazine qui se veut d’apporter des solutions, plutôt que dire que tout va mal et puis voilà. En effet, ce mensuel va beaucoup plus loin qu’un journal plus classique, en proposant des solutions aux problèmes. Fondé il y a bientôt un an par Laurianne Ploix et des ami-e-s, le mensuel ne devait pas être aussi sérieux que ce qu’il est aujourd’hui. Elle explique cela avec l’exemple du nom, Tout Va Bien, un nom qu’elle n’a pas travaillé car il ne devait pas être sérieux. Laurianne Ploix est ‘’une journaliste de passion ‘’, n’ayant pas du tout fait d’études dans ce domaine-là. Auparavant, elle a pu travailler avec le Dauphiné Libéré ou encore la Voix du Nord. Aujourd’hui, Laurianne est la directrice de publication du TVB. Son magazine ne comprend pas de salariés, tous sont des bénévoles : le TVB est une association loi 1901 (loi sur les associations à but non lucratif). Des bénévoles qui sont là pour le plaisir d’écrire, puisque le plus jeune de l’équipe n’a que treize ans ! Le but est de faire participer tout le monde en leur demandant au moins un article par mois. Actuellement, le TVB est très centré local, avec chaque mois un dossier à thématique. Mais le rêve de Laurianne serait d’aller beaucoup plus loin dans les informations, voir jusqu’à proposer un Tout Va Bien sur Toulouse, Paris… Mais cela lui semble compliqué : « avant le journalisme, c’était de la débrouillardise et de la passion. Aujourd’hui, c’est plus compliqué, c’est un métier de réseau, de spécialisations».

Proposer une solution locale

Le TVB est un magazine indépendant, sans publicité, ce qui explique son abonnement. Il est partenaire avec des libraires, bien que l’on puisse aussi le retrouver en ligne. Sur Facebook, on peut retrouver deux pages pour le TVB : une page générale, et une seconde, plus l’info lyonnaise. Réseau social sur lequel ils sont le plus actif, ils sont parfois en difficulté, à cause de l’absence de personnes pour bien gérer les pages, ou juste par manque de contenu. Mais grâce à cela, le TVB a gagné près de 200 abonnés en onze mois, et les articles sont lus par entre 300 et 15 000 personnes sur le net. Ce succès peut aussi s’expliquer grâce à l’approche différente du TVB par rapport à d’autres médias : au lieu de juste faire suivre des informations, écrire des articles, Tout Va Bien cherche à apporter des solutions. Comment pourrait-on faire changer les choses ? Voilà l’objectif du TVB, poser les bonnes questions pour avancer. Cependant, beaucoup de personnes appellent cela de la naïveté. Mais cette ‘’naïveté’’, c’est ce que Laurianne cherche, en posant le TVB comme source de proposition et de solution « Nous (la société) sommes en pleine période de transition, le TVB est une solution aux crises ». Le magazine se pose aussi en journal pour les gens ayant lâché les médias, en apportant plus que de l’information. Pour Laurianne, ce n’est donc pas être naïf mais être constructif.

En plus de proposer des solutions, le magazine propose aussi des ateliers d’éducation aux médias, ou des initiations dans des classes de collèges ou de lycées. Les initiations sont en deux parties, théorique et pratique. Pour la théorie, les journalistes du TVB cherchent à affuter les esprits critiques des jeunes, et leur explique l’indépendance des médias qui est censé avoir lieu.  Pour la pratique, c’est beaucoup de méthode et de terrain : les jeunes réalisent leurs propres reportages ou interviews en général. Avec ses initiations, des éléments sont apportés pour faire la différence entre un journaliste et un animateur, ce qu’un jeune ne distingue pas forcément au départ.

Le Tout Va Bien, c’est donc un magazine qui se veut différent des autres, en proposant plus que de simples articles. Des solutions pour une société en perpétuelle évolution, voilà ce que Laurianne Ploix et ses journalistes veulent faire parvenir à leurs lecteurs. Une initiative assez novatrice dans le monde du journalisme.