Les ateliers 3 et 4 des assises de la coopération solidaire en Rhône-Alpes ont traité des problématiques inhérentes à Haïti

, Madagascar, au Mali et au Burkina Faso. Travail, détermination et prévention sont les maîtres mots de la journée.

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Atelier 3 : Agir en contexte de crise

6DSC07948Avec Patrick Verbruggen, Mamadou Konaté, Marie-Marcelle Deschamps, Souleymane Sidibé, Jean-Marc Boivin, Jean-Baptiste Rakotozafy Harison.

Les intervenants sont revenus sur les accords avec Rhône-Alpes. Monsieur Souleymane Sidibé (du groupe régional santé. Directeur SMARA Mali) est revenu sur les problèmes sanitaires à Tombouctou tels que le VIH ou la tuberculose.

Marie-Marcelle Deschamps (président du GHESKIO en Haïti), qui travaille en collaboration avec BioMérieux revient sur les conditions de vie des Haïtiens sur les 30 dernières années (dictature, catastrophes naturelles, maladies). Elle reste malgré tout optimiste : « Il y a un enthousiasme constant à vivre en Haïti »

Madagascar est en crises depuis 1972 : crise de pouvoir, crise politique et crise économique totale. On parle ici de survie du peuple malgache.

Mamadou Konaté (Mali), secrétaire général du Centre d’Assistance et de Promotion des Droits de l’Homme (CAPDH), travaille en partenariat avec l’école de la paix.

En 2012, une crise multiple ronge le Mali qui le prive d’une partie de son territoire par les groupes djihadistes, notamment au Nord. Les habitants ont donc développé un processus basé sur les valeurs culturelles. M. Konaté conclut que pour que le Mali avance, il faut « mettre en place une société civile responsable ».

 

Atelier 4 : Culture et coopération : nouvelles visions pour le développement

5IMG_0243Mohamed Ibrahim, président du Conseil Régional de Tombouctou revient sur le festival international de musique de Tombouctou. C’est une richesse culturelle qui permet de mettre l’accent sur l’Afrique.

La coopération entre pays n’est pas innée. Elle peut engendrer diverses problématiques :

Première problématique

Les liens sociaux et le vivre ensemble dans le nord du Mali sont essentiels pour le développement culturel au Mali : « Le problème malien dépasse largement la question communautaire. Si les communautés travaillaient ensemble, il n’y aurait plus de problème au Mali. »

Deuxième problématique

Jean-Marie Barbe, directeur d’Ardèche Images, qui travaille en collaboration avec l’école du cinéma au Sénégal, revient sur le partenariat et la mise en place d’un Master et sur la formation des enseignants avec l’Université Stendhal de Saint-Louis au Sénégal. L’objectif est de pérenniser ces Masters à travers la formation. L’école de cinéma du Sénégal et le gouvernement sénégalais investissent dans ce projet. La signature officielle se fera en juillet. À terme, l’Université de Stendhal pourrait être autonome.

Fartida Boudaoud a ensuite pris la parole et mis en exergue l’importance de la culture dans l’économie. « La pérennisation des projets, c’est l’aboutissement d’un travail accompli (…) Le numérique va complètement chambouler le monde de la culture. Il n’y a pas de frontières. »

Etienne Aazzab

Etienne a contribué depuis 2 ans dans le journal satirique FOUTOU’ART. Il a intégré l’équipe du « clic 2014 » : Collectif local d’informations citoyennes à partir de novembre 2013. Il rejoint le Lyon Bondy Blog à partir de janvier 2014.
Twitter : @AazzabEtienne

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