LIVE BLOGGING GIVORS. En direct de la 3ème édition du Rendez-vous de la jeunesse, le LBB est présent pour faire blogguer les jeunes de Givors.

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« Alors que nous accueillons des jeunes à notre stand, Fouzia remarque des habitants assis près de nous. L’envie nous vient alors de récolter quelques témoignages sur la vie quotidienne des habitants de Givors. Nous nous asseyons près de Balila, 45 ans et de sa soeur Samia. C’est en famille qu’elles sont venues, place Henri Barbusse, face à la mairie, pour assister à cette troisième journée dédiée à la jeunesse givordine. L’atmosphère est très détendue, musique, danse, slam et buvette pour accueillir les familles qui se pressent près de la scène.

Face à nous, trois générations de givordins qui témoignent de leur attachement à leur ville : « Je suis née à Givors, j’y habite depuis toujours et je ne suis pas prête de partir » confie Samia. Je leur demande si la ville a évolué depuis toutes ses années : « Quand on était à l’école, la vie était meilleure. Aujourd’hui ça a changé, on sent beaucoup plus le racisme » indique Balila. Le mot est laché, mais sa sœur n’est pas de cet avis : « Je ne dirais pas qu’il y a du racisme. Les gens sont froids, tendus.», répond Samia.

Cette fois-ci les deux sœurs sont d’accord : « C’est très familial, on se sent bien. On est chez nous ici, on y vit depuis plus de cinquante ans. Nous ne sommes pas des immigrés ! ».

Fouzia interroge la belle-fille, Amira. Cette dernière fait la moue car elle n’apprécie pas plus que ça Givors. C’est trop petit pour elle qui préfère Lyon.

Fouzia s’approche d’une chibania, qui vit à Givors depuis 40 ans et dont les trois enfants vivent aux Vernes, (le quartier de relégation de la ville) : « Je suis venue d’Algérie. Au début, on était au centre-ville puis on a déménagé aux Vernes ». C’est également le cas des deux sœurs que nous avons interviewées.

Auteur : Rafika Bendermel