Jeudi noir, un jour qui fera date pour l’éducation

Ce jeudi 13 janvier, a eu lieu la grève contre les réformes successives des protocoles sanitaires. Face au manque de professeurs remplaçants, aux protocoles sanitaires et au manque de protections contre le covid, les syndicats se sont fédérés pour une mobilisation nationale.

14h, devant l’Académie de Lyon, la colère gronde. L’esprit n’est pas à la fête mais aux revendications, clame une syndiquée SNUipp- FSU. Les slogans martelés dans les cornes de brume donnent le rythme et mettent en marche le rassemblement. Au total 2 200 personnes ont répondu présent. SUD Éducation, SNUipp-FSU, UNSA Éducation, CFDT, Fnec FP-FO, Union syndicale Solidaires, la CGT se sont mobilisés. 

Le ras-le-bol des enseignants

Pour Frédérick, syndiqué FO et professeur du premier degré c’est un ras-le-bol total : « On attend que le ministre réponde aujourd’hui même et on veut une revalorisation. » Avant de poursuivre, « nous on est là pour l’arrêt des protocoles sanitaires, pour l’augmentation du nombre de remplaçants ». Si certains sont animés par la colère, d’autres sont plus défaitistes. Guillaume, également professeur du premier degré mais syndiqué à la CGT se dit pessimiste face à la situation actuelle. Selon lui, une grosse partie du budget de l’État prévue pour l’éducation n’a pas été totalement utilisée et va repartir dans ses caisses. Pire, pour l’homme de 40 ans, les protocoles sanitaires successifs manifestent un mépris des enseignants à peine voilé.

La gauche au rendez-vous

Pierre Ambrosini, secrétaire fédéral pour les jeunes communistes du Rhône, s’est lui aussi déplacé pour l’occasion. Ce jeune militant vient en soutien à ses enseignants. Il réclame de meilleures conditions d’étude et une plus grande protection contre le Covid-19. « On ne peut pas bien travailler quand on a peur du Covid, on ne veut pas sacrifier nos études et on va donc en cours mais à contrecœur ». Une camarade le complète, « la distanciation sociale n’est pas respectée dans les facs, notamment pendant les partiels ». D’après les étudiants, le minimum serait que le gouvernement donne des masques FFP2 afin de mieux protéger les élèves et les enseignants.

La France Insoumise a également répondu à l’appel. Pour Anaïs Belouassa, secrétaire générale de la campagne de Jean Luc Mélenchon, la crise sanitaire « est une crise de long terme à planifier ». Depuis la fin du premier confinement, les Insoumis demandent des réformes pour que les établissements aient davantage de moyens et soient mieux gérés. Aujourd’hui, ils attendent d’abord une réponse rapide face au manque de moyens financiers et humains. Mais aussi une planification commune entre syndicats et gouvernement, afin de trouver des solutions viables.

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