Deux duos font vibrer Fourvière

Du 2 juin au 27 juillet 2026, les Nuits de Fourvière célèbrent leur 80ᵉ édition à Lyon. Depuis huit décennies, le festival investit le théâtre antique de la colline de Fourvière etréunit des artistes du monde de la musique, du théâtre, de la danse.

Mardi soir, pour la première soirée du festival, nous nous sommes rendus au Théâtre antique, afin d’assister à la rencontre entre deux figures majeures de la scène hip-hop francophone : Youssoupha et MC Solaar avec en première partie, le duo Malaka, composé de deux sœurs aux influences similaires qui mélangent soul et folk.

Une occasion que nous avons également saisie pour les rencontrer et revenir sur leur parcours. Sur les pierres du du rap francophone, dont les textes ont marqué plusieurs décennies, décennies et de l’autre, Youssoupha, figure incontournable du rap français contemporain. Deux artistes portés par une double envie : le partage et la transmission.

Malaka, un duo de sœurs pour ouvrir le bal

Lorsque l’on prend place sur les gradins du théâtre, la lumière du jour n’a pas encore totalement quitté la colline de Fourvière et la pluie s’installe. Sur scène, ce sont les deux totalement quitté la colline de Fourvière et la pluie s’installe. Sur scène, ce sont les deux sœurs de Malaka qui donnent le coup d’envoi de la soirée. Très vite les harmonies vocales laissent entendre des influences soul et folk. Au moment où le duo s’installe,progressivement une atmosphère intime autour d’elles se crée. Bien que le public soit encore en train de s’installer, les deux artistes parviennent rapidement à capter l’attention grâce à une présence simple et sincère. À notre micro, les spectateurs interrogés nous parlent d’une « superbe découverte » et d’une présence « sincère et chaleureuse ». Lors de notre entretien avec le groupe avant leur arrivée sur scène, ces deux sœurs originaires de Guadeloupe témoignent de l’influence de leur culture au sein de leur musique en disant : « La musique nous a ramenés à nos racines ». Elles expliquent que l’intégration de leur histoire se fait de manière récente et progressive au sein de leur musique, mais ce n’est que le début.

Social Sonic Club : une rencontre sur la scène de Fourvière

Puis les lumières s’éteignent et un arc-en-ciel apparaît. L’attente monte d’un cran dans les gradins. Quelques instants plus tard, MC Solaar et Youssoupha apparaissent sur scène. Pensée spécialement pour les Nuits de Fourvière, cette création baptisée « Supersonic Social Club » marque la rencontre de deux figures majeures du rap francophone. Lascénographie digne d’un club de jazz des années 60, offre une ambiance envoûtante entre trompettistes et DJ, et choristes. D’un côté, MC Solaar, pionnier dont les textes ont accompagné plusieurs générations. De l’autre, Youssoupha, artiste incontournable du rap français contemporain, reconnu pour son écriture engagée notamment vis-à-vis du statutdes femmes dans la société, ou encore des peuples opprimés à travers le monde. Entre récits intimes et réflexions sociales, le concert de ces deux artistes propose un moment devraiéchange entre le public mais aussi entre eux. Leur complicité s’affirme lorsque de vraié change entre le public mais aussi entre eux. Leur complicité s’affirme lorsqueYoussoupha, très ému à la fin du concert, parle de MC Solaar comme d’une « idole » et« mentor ».

Un public conquis sous les étoiles de Fourvière

À mesure que la soirée avance, les réactions du public se font de plus en plusenthousiastes. Dans les gradins, les générations se mélangent. Certains sont venus.retrouver les textes qui ont marqué leur jeunesse avec MC Solaar. D’autres découvrent ousuivent depuis longtemps l’univers de Youssoupha. À la sortie du concert, beaucoupévoquent le sentiment d’avoir assisté à un moment « hors du temps ». Plus qu’un concert, la soirée avait des allures de transmission. Celle d’un rap qui continue de seréinventer sans renier son histoire et en créant une nouvelle à chaque performance.

Pour cette 80ᵉ édition, les Nuits de Fourvière ont une nouvelle fois démontré leur capacité à créer des rencontres inattendues. Sous les pierres de l’ancienne Lugdunum, le dialogue entre MC Solaar et Youssoupha a rappelé qu’au-de là des générations, certaines voix continuent de se répondre. Dans l’écrin du théâtre antique, la création a pris une dimension particulière. Entre patrimoine historique et cultures urbaines, la rencontre illustre parfaitement l’esprit.

Article réalisé par Jean-Baptiste Grenouilloux, Maddie Rosset, Salomé Tiessen (Vidéo)

La rédaction

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