La maire sortante et candidate à sa réélection invite les parties de gauche à « faire bloc contre les candidats de la Droite et de l’Extrême-Droite ». Mettant en avant son bilan et son programme « ambitieux », l’élue espère faire un score significatif. 

L’élue entourée d’une partie de sa liste (Jeff Ariagno, Nadia Chik, Sandrine Picot, Djilannie Ben Makrouk et Idir Boumertit)

Rendez-vous au local du Parti communiste français de Vénissieux. En plus de la maire sortante, était présente son équipe de campagne. Ensemble, ils ont confirmé les prochaines échéances électorales qui seront le 28 juin. Cette année électeurs rhônalpins sont appelés aux urnes deux fois : pour élire leur maire et le président de la région. C’est un évènement très attendu par Michèle Picard, qui pense que « Laisser planer le doute sur cette élection est anxiogène pour la population et peut entraîner une abstention massive. » Elle rappelle aussi que « déjà au premier tour, le Gouvernement avait tergiversé sur la possibilité de tenir l’élection avec des annonces journalières et des contraintes qui accentuaient les peurs ». Quant aux origines de cette abstention, qui n’est pas que dû au Covid-19 selon la maire, « c’est aussi parce qu’ils sont en colère et qu’ils se sentent abandonnés par les gouvernements successifs qui ne répondent pas à leurs difficultés du quotidien ». Malgré tout, la liste menée par l’élu communiste a réalisé un bon score lors du premier tour (28,38% des voix pour les municipales et 18,47% pour les métropolitaines), ce qui traduit « une confiance et un attachement au politique que nous mettons en place à Vénissieux ».

 

« La crise sanitaire à révélé ce que nous traversons depuis des années »

L’élue de gauche dénonce « la casse organisée de nos services publics, l’hôpital public étranglé, les personnels méprisés alors qu’ils n’ont cessé de dénoncer leurs conditions de travail, le manque de moyens et de personnels dans les EHPADs et la désindustrialisation massive de ces trente dernières années comme l’industrie du textile ». Pendant cette crise sanitaire, le gouvernement a fait tout sorte d’annonces et a « laissé, comme à son habitude, le soin aux communes de s’organiser comme elles le peuvent pour pallier les carences de l’état », poursuit-elle. Au cours de cette épidémie, « le gouvernement a redécouvert l’utilité des communes, alors qu’il n’a cessé d’affaiblir ce premier maillon de proximité » affirme la maire en rappelant que « depuis plusieurs années, les élus sont méprisés, nos finances sont asséchées, avec la baisse des dotations puis la contractualisation financière ».

 

 « Les villes vont être encore plus sollicitées pour répondre aux besoins des habitants »

En sa qualité de maire, elle a écrit au Premier Ministre « pour lever les contraintes qui pèsent sur les communes face à l’urgence sociale, économique et sanitaire, il est impératif de donner aux communes les moyens pour mener des politiques de proximité et qui répondent aux besoins. » Elle appelle aussi à une « suspension des expulsions locatives jusqu’à la trêve hivernale, en octobre, pour ne pas rajouter de la misère à la misère. » Quant à l’élection métropolitaine, l’élue sortante rappelle que c’est « un gros enjeu pour notre territoire, notamment au regard des compétences que la métropole exerce, comme le social, le handicap, les collèges, le logement, les transports. »

 

Pour assurer le bon déroulement des élections dans des conditions sanitaires semblables au premier tour, la maire sortante a annoncé la mise en place « de gel hydro-alcoolique, de point d’eau, de masques, de gants, de bureaux de vote plus grands ; pour que les distances soient respectées et maitrisées ». Dans ce contexte difficile, l’élue se veut rassembleuse et à l’écoute de ses concitoyens.

Pour savoir sur quelle liste électorale vous êtes inscrit et connaître l’adresse de votre bureau de vote, rendez-vous sur : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F34687