À l’occasion de l’ouverture du championnat de France de joute nautique en méthodes lyonnaise et givordine ce week-end des 2 et 3 juin, le Lyon Bondy Blog est parti à la découverte de ce sport séculaire très peu connu du grand public et dans lequel les femmes ne sont que très peu représentées.

Folklorique et festive, la joute nautique s’avère être un sport extrêmement diversifié comptant quelque 12 méthodes et requérant technique et puissance. Souvent transmise avec passion de génération en génération, la pratique de la joute relève d’un véritable patrimoine au sein des familles comme si finalement, elle coulait dans les veines. D’ailleurs, c’est peut-être aujourd’hui la raison pour laquelle ce sport apparaît méconnu d’un plus large public.

Entre performance individuelle et esprit d’équipe

Dans la vallée du Rhône, de Digoin à Avignon, la joute se décline en deux méthodes : la lyonnaise et la givordine. Afin d’en savoir un peu plus sur les deux méthodes de ce sport pour le moins intrigant, le Lyon Bondy Blog s’est rendu au dernier entraînement des jouteurs de Givors alors qu’approchait l’ouverture de la saison avec le championnat de France en méthodes lyonnaise et givordine.

Les femmes en joute

Parmi la vingtaine de licenciés que compte le club de Givors, pas une seule femme ne figure sur la liste. Si la pratique de la joute nautique est ouverte à tous, ce n’est que depuis les années 2000 que la joute féminine se développe en lyonnaise et en givordine. Officiellement, les femmes peuvent jouter dans ses méthodes depuis 2003, séparées en deux catégories : les Fines et les Élégantes. Pourtant, les clubs peinent à attirer de nouvelles recrues, ce que regrette Maurice Vairon, entraîneur du club de Givors, qui tente d’expliquer ce phénomène par la violence de ces méthodes. Ce manque d’effectifs féminins rend malheureusement impossible l’organisation de duels officiels en championnat, les femmes se battent donc uniquement pour le maillot arlequin de meilleure jouteuse.

En attendant de voir les choses se bousculer pour intégrer pleinement les femmes à la pratique, on ne peut que souhaiter aux jouteurs de ne pas trop se “mouiller” cet été en vue de la finale qui se déroulera à Digoin les 25 et 26 août prochains.