Lundi 23 novembre, le conseil syndical du Syndicat mixte des transports lyonnais (Sytral) a voté la création de deux nouveaux abonnements à destination des plus précaires, disponibles à compter du 1er janvier 2021.

Crédit : mairie d’Oullins

C’était une promesse de campagne de Bruno Bernard. A partir du 1er janvier 2021, 200 000 personnes au total pourront bénéficier des abonnements “solidaires” mis en place par le Sytral.

Un premier dispositif permettra d’accéder gratuitement au réseau TCL. Il concernera 130 000 personnes que la Métropole a identifié comme particulièrement précaires (bénéficiaires du RSA, de l’allocation d’adulte handicapé, de l’allocation supplémentaire d’invalidité, de l’allocation de solidarité pour les personnes âgées, personnes malvoyantes, personnes mutilées de guerre ou du travail de plus de 65 ans, demandeurs d’asile et demandeurs de titre de séjour).

70 000 personnes pourront par ailleurs bénéficier d’un abonnement au tarif réduit de 10 euros par mois (personnes non-imposables et bénéficiaires d’une allocation versée par Pôle Emploi, élèves boursiers, jeunes de 18 à 24 ans inscrits à Pôle Emploi, personnes non-imposables de 65 ans et plus).

L’ensemble des conditions pour pouvoir en bénéficier est disponible sur le site des TCL.  

 

Une revendication sociale et écologique 

Alors que 70% des véhicules utilitaires pourraient bientôt être interdits d’entrée et de stationnement dans une partie de la Métropole, le groupe communiste avait rappelé la nécessité de développer les transports en commun pour lutter contre l’isolement des précaires. 

Bruno Bernard, qui assure la Présidence du Sytral depuis septembre dernier, ne s’en cache pas. Pour lui, la création de ces deux abonnements répond à deux axes que la majorité écologiste souhaite poursuivre : encourager les modes de transports alternatifs et moins polluants, et réduire les inégalités territoriales et sociales au sein de la Métropole

Avec cette décision, Lyon devient la première agglomération française de cette taille à instaurer la gratuité des transports en commun pour les usagers les plus précaires.

Au total, le coût de ces mesures est estimé entre 10 et 12 millions d’euros par an. Un coût qui ne sera sans doute pas compensé par l’augmentation des tarifs TCL, qui devraient rester stables selon Bruno Bernard.