Le Lyon Bondy Blog présente une série de trois diaporamas sonores sur l’usine Gifrer, à Décines-Charpieu. Après plus de 100 ans d’implantation dans la commune, les propriétaires des laboratoires s’apprêtent à laisser 125 personnes sans emploi. 

Crédit photo : Maxime Pechkechian

“On était d’utilité publique, et maintenant on nous jette comme des merdes !” Plus que centenaire, la toute première usine de l’histoire de Décines-Charpieu va arrêter progressivement sa production dans les prochains mois. Depuis 1912, elle abrite les laboratoires Gifrer-Barbezat, acteur majeur et structurant de la commune de l’Est Lyonnais et célèbre, entre autres, pour ses fameuses bouteilles d’eau oxygénée

En 2000, l’usine avait été rachetée par la fratrie Verlinden, à la tête du groupe pharmaceutique belge Qualiphar ; vingt ans plus tard, c’est 125 emplois qui partent en fumée sur ce site de 17 hectares désormais jugé “obsolète” par ses propriétaires. Un cadeau de Noël aux allures de coup de massue pour des salariés souvent âgés de plus de cinquante ans et cumulant parfois plusieurs dizaines d’années d’ancienneté, et alors que la crise du Covid-19 avait pourtant vu l’usine (classée entreprise de première nécessité par l’Agence Régionale de Santé) participer activement à la production de gel et solutions hydroalcooliques.

Le Lyon Bondy Blog s’est intéressé à l’histoire de cette usine emblématique et à la puissance destructrice du plan social en cours en interrogeant ses salariés, les habitants et le personnel politique de Décines. 

“Gifrer, une histoire décinoise” est à retrouver au travers de trois épisodes : 

Épisode 1 : “Les 125” 

Le LBB donne la parole aux travailleurs du site de Décines, mobilisés quelques mois plus tôt contre le Covid-19 et désormais laissés à l’abandon par leur direction, alors que le groupe Qualiphar n’éprouve pas de difficultés économiques. 

Crédit photo : Maxime Pechkechian

Épisode 2 : “Une histoire décinoise”

A travers des documents d’archives, nous reviendrons sur l’histoire de l’usine, la première à s’implanter dans la commune, et sur son importance au sein des familles décinoises.  

Crédit photo : Maxime Pechkechian

Épisode 3 : “Entre vos mains”


Entre tentative métropolitaine de rachat du foncier, impuissance municipale et projet de reprise de l’activité extraits végétaux par les salariés, divers horizons persistent pour tenter de sauver une partie de la production des laboratoires.

Crédit photo : Maxime Pechkechian

Les derniers articles par Maxime Pechkechian (tout voir)