Du 5 au 25 juillet, le mythique Festival Off d’Avignon fête sa 60ème édition et propose 1 700 spectacles. Un acteur phare du festival se dessine, Ace & Co avec ses 34 spectacles à l’affiche
La structure régissant les relations presse culturelles propose 18 créations originales ainsi que 14 déjà saluées par la critique. Tous les genres de l’art de la scène sont proposés. On assistera à des pièces burlesques, pour les enfants dès 6 ans. C’est ce que propose Fred Robbe et Felipe Magana dans Astuces en cuisine. Une histoire de deux amis qui veulent lancer une chaine de cuisine en ligne. Mais ces derniers sont obsédés par les « likes » et par devenir célèbre. Mais les deux amis se frittent rapidement et ont du mal à se comprendre. Ainsi, la pièce apprend aux enfants à accepter la différence et le plaisir de créer la fragilité de l’amitié.
Le public pourra aussi vivre des représentations en musique avec Tout le monde écrit des chansons de Julien Joubert au texte et Marion Bierry au conseil scénique. Si nous chantonnons tous sous la douche, en rentrant du travail, ou lorsqu’on lave la vaisselle, ces airs de musique sont souvent perdus. Durant 70 minutes Julien Joubert fait tout pour donner les clés afin « d’écrire un tube ». Pour cela tous les éléments clés de la composition musicale ne seront plus des secrets (mélodie, harmonie etc.).
Mais Ace & Co présente pour le festival d’Avignon 2 évènements majeurs.
Fisha au collège, ou l’affichage d’Alia
Sarah Hassenforder propose une pièce sur le cyberharcèlement au collège et au lycée. Le personnage principal Elsa Triolet, lycéenne qui découvre au self, sur les réseaux sociaux, le compte @fishatriolet. Ce dernier publie des « nudes », photos intimes de l’élève dénudée sans son consentement. Dès lors, son prénom est dans toutes les bouches du lycée. Mais rapidement, l’indignation devant ce cyberharcèlement va émerger avec la création d’un hashtag : #Stopfisha. Cette pièce est tirée d’une histoire vraie qu’a vécu Sarah Hassenforder. L’autrice dit qu’elle a été « la pote de la pute ».
Le cyberharcèlement est souvent accompagné de la divulgation de données personnelles (doxxing), nom, prénom, adresse etc. Entre 700 000 et 1 million de jeunes sont victimes de cyberharcèlement scolaire en France. Ainsi, le nombre d’adolescents mettant fin à leurs jours à cause de ces comportements rend cette représentation d’utilité publique. Cette pièce est à retrouver à la Factory du 11 au 14 juillet.
Vertige Manhattan Transfert : « Du roman au théâtre »
Du 8 au 9 juillet, les spectateur.ices pourront découvrir un spectacle vivant et immersif. Cette pièce est une création de Léonard Matton. Cette dernière est un projet d’adaptation théâtrale de Manhattan Transfer, Facing the chair et One man’s initiation a comme objectif de faire du roman choral un « musical urbain ». L’adaptateur Léonard Matton s’est inspiré de la pièce culte West Side story afin de dépeindre la « mégalopolisation » de New-York dans les décennies de 1900 à 1920. Pendant 2 heures 40 on pourra assister aux destins de plusieurs dizaines de personnes de professions et de catégories sociales différentes : journalistes, immigrés, ouvriers, artistes, politiciens ou contrebandiers. Ces derniers vivent l’émergence du monde, et l’industrialisation de New-York. Dans cette pièce, le personnage principal Ellen Thatcher incarne l’ascension, mais aussi la désillusion du rêve américain.
250 à 300 spectateur.ices vont circuler librement dans une « pièce-ville » mêlant théâtre, musique, danse et cinéma et installation vivante. Pour cela, le spectacle va mêler vidéoprojections, archives radiophoniques et séquences filmées par les comédiens. Mais aussi, l’utilisation de plans et d’audios générés par l’IA réalisés en collaboration avec Stanislas Coppin. C’est l’association Emersion, dédiée dans la production et la diffusion de spectacles vivants et d’expositions immersives qui est derrière ce projet ambitieux.






