L’association Superposition s’installe rue Pizay pendant dix jours, avec l’exposition collective BRUTE. 

Après des adieux précipités au fort Saint-Laurent à la Croix Rousse –qu’ils avaient investi à l’été 2019 pour y installer une résidence a.k.a “incubateur” artistique-, les artistes de Superposition lançaient ce matin l’exposition gratuite BRUTE, une “carte blanche donnée à treize artistes émergents”. Le résultat est visible jusqu’au 20 décembre dans les locaux tout neufs du Yoga Korner, un nouvel espace combinant galerie d’art, studio de yoga et tiers-lieu à une cinquantaine de mètres de l’Hôtel de Ville.  

L’exposition “BRUTE”. (Crédit photo : Lionel Rault)

Au programme, treize artistes, lyonnais pour la plupart, et une composition originale à partir de trois différents supports boisés en forme de cube, de biseau ou de feuille d’acajou. Pour le reste, un libre espace donné à l’imagination des artistes avec l’espoir d’apporter “un peu de douceur pour la fin d’année”, indique Maïlys Febvre, responsable de la communication de l’association. On y retrouve les graffeurs Spirale et Bambi Bakbi, les mosaïques Mario-centrées d’inthewoup, en passant par l’art minimaliste de Séverine ou les dessins poétiques de Gaspard Mariotte et de l’artiste roumaine Florina Aledo-Perez, que nous avions rencontré cet été. De nombreux autres noms y seront à découvrir dans les dix prochains jours : Yandy Graffer, Carine Figueras, Bouda, Lili, Miette, Tang et Thomas Berthou.

Pourquoi BRUTE ? “Parce que c’est justement la matière brute du bois, l’idée était vraiment d’utiliser des matières qu’on recycle, qu’on réutilise, détaille Maïlys Febvre. On est allé voir pas mal d’artisans et de menuiseries”. Les créateurs ont constitué leur scénographie à l’aide d’une flopée d’acteurs locaux comme Arkaic Concept, le Foyer Notre Dame des Sans-Abri ou le café 1er Chapitre (Lyon 1er), qui a prêté du mobilier. Une manière “d’inclure des structures locales dans le projet, pour tous se soutenir ensemble”. Un petit bouffée d’art bienvenue, d’autant plus que l’exposition n’aurait dû voir le jour qu’en ligne, comme c’était prévu initialement : “On avait tout préparé sur internet mais au moment des dernières annonces gouvernementales, on a eu la bonne surprise d’apprendre qu’on pouvait ouvrir un espace physique, puisqu’on est pas considéré comme un musée”. Le travail sera mis en ligne ce lundi 14 décembre. Il s’agit du premier événement depuis la fin de l’aventure croix-roussienne, avant la conquête d’un nouveau lieu dans le 3e arrondissement,

Retrouvez prochainement notre entretien avec l’artiste péruvien Yandy Graffer.