Sonia Zdorovtzoff, tête de liste écologiste pour le huitième arrondissement de Lyon nous a accordé une interview à propos de sa candidature.

 

Pourquoi vous êtes-vous lancée pour ces élections ? Pourquoi le 8ème arrondissement ?

Pour moi, ça a vraiment été la démission de Nicolas Hulot qui a été un électrochoc. Je travaillais dans une ONG humanitaire, et on avait pas mal de personnes qui étaient engagées chez les écologistes. J’en ai parlé avec mes collègues, voir leur réaction, le dépitement que ça a pu susciter. Finalement, tout ceci a créé un beau mouvement au sein des citoyens français, avec les marches pour le climat. À Lyon, beaucoup, beaucoup de gens étaient mobilisés, on était une des marches les plus importantes, je crois, avec 15 000 personnes. De cet événement un peu triste est né un mouvement qui était dynamique, enthousiaste et qui m’a porté ; ça m’a donné envie de retrousser mes manches. J’ai voulu m’engager davantage avec EELV pour les Européennes. Dans mon ONG j’étais collègue avec Grégory Doucet, qui m’a aidée à entrer en politique.

Je suis née à Bourg-en-Bresse, et le 8ème me rappelle chez moi. J’ai envie de défendre des gens qui auraient pu être mes camarades de classe, qui partagent les mêmes valeurs que moi. J’avais envie de m’investir dans un arrondissement qui me ressemblait.

 

Les candidats EELV sont peu connus à Lyon, est-ce une bonne chose ?

Je me dis que c’est plutôt rafraichissant, les gens ont envie de renouvellement. On est crédible pour leur parler de sujets qui leur tiennent à cœur. L’écologie est une priorité des Lyonnais et Lyonnaises aussi. On a l’envie, on est dynamique.

 

Comment placez-vous le social par rapport à l’écologie ?

L’écologie politique, repose sur trois piliers, qui sont de même importance : la justice sociale, l’environnement et la démocratie citoyenne. Si EELV n’avait pas eu la justice sociale au cœur de ses propositions et de ses politiques, je ne les aurais pas rejoints.

Sonia Zdorovtzoff. Crédit : Renaud Alouche, Maintenant Lyon 2020

 

Quels sont selon vous les chantiers prioritaires dans le 8ème arrondissement ?

La justice sociale, bien expliquer aux gens que nous sommes vraiment là pour défendre les intérêts de tout le monde, surtout des plus vulnérables. On veut faire une campagne, et j’espère administrer cet arrondissement pour tous et toutes, pour les habitants des quartiers comme Monplaisir, Mermoz ou États-Unis. Et si je devais avoir une deuxième priorité, je dirais la démocratie citoyenne, participative. Il faut s’assurer que les citoyens soient encouragés et que leur engouement soit facilité pour prendre part à la vie politique locale, que ça se passe sans heurts. Il faut les inciter afin qu’ils prennent des initiatives que ce soit dans les associations sportives, culturelles ou la création d’un jardin partagé, on est prêt à aider tout le monde.

 

Le 8ème est en pleine gentrification dans certains quartiers, comment vous positionnez-vous par rapport à cela ?

Lorsque l’on dit qu’on veut faire campagne, que l’on veut administrer l’arrondissement, c’est vraiment qu’on ne va pas s’arrêter aux petits et garder que les gens de Monplaisir. La justice sociale, l’écologie politique et ses trois piliers, c’est pour tout le monde. Par le passé les grands plans d’ensemble et la manière dont la ville a été aménagée a nui à une partie de la population. Ce n’est pas le genre de politique qu’on a envie de porter.