Marmaï, groupe de Reggae festifs originaire de Lyon et ses alentours, vient de sortir son dernier EP « Inna The Earth ». Porté par des influences comme Dub inc et Danakil, le LBB a souhaité en apprendre plus. Pour la sortie du clip lundi mai 11, Mika, chanteur et membre fondateur de Marmaï, fait le point sur ce groupe de passionnés poussé par l’envie d’être ensemble et sur scène.

Votre groupe s’appelle Marmaï, d’où viens ce nom ?

Au moment où l’on a monté le groupe, une bonne partie des membres venaient d’être papa. On est tous papa, et on est tous de grand enfant aussi. Ce titre là paraissant nous correspondre dans nos vie et nos traits de caractère.

Cela fait quatre ans que le groupe existe, comment vous êtes vous formés ?

On est des amis d’enfance avec Béno, qui est le guitariste rythmique et claviériste rythmique, et Tino, l’autre chanteur. A la base, mes amis faisaient partie d’un groupe à côté, et je ne faisait pas de musique. Sur un pari, j’ai écrit une chanson pour Béno et Tino, et nous l’avons mis en musique à trois. Nous avons ensuite recruter un batteur, Cédric, et un bassiste Nico. Les autres se sont greffer au fur et à mesure. Nous avons Tom, le guitariste soliste, et Seb le claviériste, qui est avec nous depuis deux ans. Le dernier à être arrivé est Jey, le dernier chanteur, qui est un ami d’enfance.

Votre musique est influencé par des groupes comme Dub inc ou Danakil. Comment ces influences se retrouve dans votre style ?

Nous avons des goûts assez large, nous aimons tous les styles. Dans notre groupe, la composition se fait avec les influences de chacun, de manière collégiale. Chacun apporte son style dans les morceaux, ce qui nous permet d’être originale.

Personnellement, j’aime le rap, le hip-hop, ou la pop aussi. Nous avons tous une grosse attirance pour le reggae et toutes ses branches. Dub inc et Danakil, par exemple, sont des groupes que l’on pouvait aller voir au Transbordeur ou au CCO. Au niveau musical, ils sont géniaux. Ce sont des artistes généreux qui donnent énormément sur scène. Ce qui m’intéresse le plus dans la musique est le texte, et je trouve la plume de Balik de Danakil exceptionnelle. Je m’en inspire et je suis touché par les textes de ces gens là.

Dans notre groupe, la composition se fait avec les influences de chacun, de manière collégiale. Chacun apporte son style dans les morceaux, ce qui nous permet d’être originale.

Quelles sont les thèmes que vous abordez dans vos morceaux ?

On essaye d’avoir un message positif et une écriture qui permet l’interaction avec le public en concert. On aborde des thèmes d’actualité qui nous semblent important, de manière douce avec le reggae. C’est un style qui s’adonne bien à cela. Sur notre dernière EP, nous avons fait « couleur » qui est une musique sur le racisme, « Inna the Earth » orientée sur l’environnement et le réchauffement climatique ou encore « Seize the moment » sur l’importance d’être dans le présent. On peut aussi aborder des sujets qui « prennent plus au trip» comme dans « Lion sons » qui évoque les enfants soldats.

Avec la pandémie actuelle, le milieu de la culture est en difficulté, comment le vivez-vous avec votre groupe ?

La période de confinement est dur pour nous. Cela peut faire un peu cliché, mais nous avons gardé nos jours de répétition. Nous les continuons via une plateforme en ligne où l’on faisait un peu de musique et que l’on discutais de nos différents projets. Par exemple, nous avons finalisés le clip « Inna the earth » durant le confinement. Cela reste dur car nous n’avons pas pu nous retrouver et faire de la musique. Puis, ce qui a été le cas pour tous les artistes, l’annulation de nos scènes jusqu’à la fin de l’année n’a pas été simple. Il y avait de grosse scène pour nous comme la première partie de Neg’marron au CCO ou le festival ERVA dans l’Aveyron début juillet. On prend cela du bon côté aussi. Nous n’avons pas eu de gros soucis dû à la pandémie, et on pense à ceux qui en ont eu. On continue à travailler pour que 2021 soit une belle année.

La rédaction

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