Initialement prévues pour le mois de mars, les élections régionales se tiendront finalement en juin 2021. Le Lyon Bondy Blog s’est penché sur le mode de scrutin et ses conséquences pour Auvergne-Rhône-Alpes.

L’hôtel de région, siège du conseil régional – Crédits : Région Auvergne-Rhône-Alpes / Michel Pérès

Le 21 décembre 2020, le conseil des ministres a entériné le report des élections régionales. Prévues pour mars 2021, celles-ci devraient finalement se tenir les 13 et 20 juin.

Ce scrutin reste méconnu des électeurs, qui s’étaient majoritairement abstenus lors des premiers tours en 2010 et en 2015. Pour cette raison, la rédaction du Lyon Bondy Blog vous propose ce petit guide des prochaines élections qui auront lieu dans notre région – comme nous avions déjà pu le faire lors des sénatoriales. Compétences, modalités du vote, candidats, territoires et thèmes de campagnes… Vous saurez tout de cette échéance à venir !

Dans ce second article, nous nous penchons sur les modalités du vote aux élections régionales.

Comment se déroule le scrutin  ?

Les conseillers régionaux sont élus pour six ans. Depuis 2004, les listes sont déposées au niveau régional mais les candidats sont répartis dans des sections départementales, supposément pour “rapprocher les élus du citoyen”. Le président du conseil régional est élu à la majorité absolue par les membres du conseil. 

Au total, la région Auvergne-Rhône-Alpes compte 204 conseillers régionaux distribués entre les départements et la métropole de Lyon. 

Comme pour de nombreuses élections locales, il s’agit d’un scrutin au suffrage universel direct de liste à deux tours, avec représentation proportionnelle. Ces listes sont nécessairement paritaires depuis la loi du 6 juin 2000 : elles doivent donc comporter autant d’hommes que de femmes et alterner entre les deux (si une femme est tête de liste, alors le n°2 doit être un homme et vice-versa). Si une d’entre elles obtient la majorité absolue dès le premier tour, elle reçoit automatiquement un quart des sièges à pourvoir au conseil régional, soit 51 sièges dans le cas de la région Auvergne-Rhône-Alpes ). Les autres sièges sont ensuite attribués entre les listes ayant obtenu plus de 5% des suffrages. 

Dans le cas – plus probable en Auvergne-Rhône-Alpes- où la majorité absolue n’est pas atteinte au premier tour, les listes ayant obtenu plus de 10% des votes sont qualifiées pour un second tour. Dans l’entre-deux-tours, des alliances peuvent alors être créées entre des listes qui auraient recueilli plus de 5% des voies. A l’issue du second tour, les sièges sont répartis selon la règle de la plus forte moyenne.


 

Quels résultats en 2015 en Auvergne-Rhône-Alpes ? 

Composition actuelle du conseil régional AURA. 204 élus répartis dans 9 groupes politiques

En 2015, la liste LR menée par Laurent Wauquiez – et soutenue entre autres par l’UDI et le Modem – en Auvergne-Rhône-Alpes avait ainsi récolté 40,24% des suffrages au deuxième tour. Ce résultat avait permis aux Républicains de remporter 51 sièges à la prime majoritaire (25% des 204 sièges du conseil), auxquels s’étaient ajoutés 62 sièges à la proportionnelle (40,24% des 153 postes restants). Soit un total de 113 conseillers régionaux – 55% des sièges à pourvoir -, permettant l’élection de Laurent Wauquiez à la présidence de la région. 

La liste de Jean-Jack Queyranne (PS-PRG) avait quant à elle formé une alliance avec les listes EELV, Parti de Gauche et PCF en vue du second tour. Échouant à réunir une majorité, elle n’avait récolté que 36,84 % des voix – soit 57 sièges. 

L’union de la gauche avait cependant permis de surclasser la liste du Front National, qui avait reculé de la deuxième à la troisième position. Menée par Christophe Boudot, celle-ci avait finalement recueilli 22,55% des voix, plaçant 34 membres du parti nationaliste au conseil régional.


Fait marquant, aucune des grandes villes de la région ne s’était prononcée en faveur de Laurent Wauquiez, à l’exception d’Annecy. La liste LR était cependant arrivée en tête en Auvergne, ainsi que dans une majorité des communes périurbaines et rurales. Alors que 
l’actuel Président de région caracole en tête des intentions de vote, ces éléments nous renseignent déjà sur la campagne à venir…

La suite dans un prochain article !