Le Krump est l’une des dernières découvertes de danse urbaine à Lyon. C’est en 2005 que la discipline a commencé à voir le jour sur la scène lyonnaise.

«Le Krump est une danse qui est née au début des années 2000. Elle est issue d’une inspiration tribale-africaine et Hip-Hop», informe Gaël Marvellous, danseur professionnel et professeur de danse. Il est également un des pionniers de la danse Krump à Lyon. Le Krump est une danse qui choque et qui interpelle les esprits par le biais des expressions qui se dessinent sur les visages des krumpeuses et krumpeurs.

En mode autodidacte

Gaël est l’un des pionniers de la danse Krump. Il a amené cette danse sur la scène lyonnaise. Crédit Photo: Cheyenne Tyrakowski / Lyon Bondy Blog

Il s’est vu découvrir la danse Krump par le biais de vidéos Youtube. Les mouvements de danse et les intentions qui ressortent de cet art ont animé l’âme du danseur, « ça a été une réelle révélation ». Après avoir regarder ces vidéos, il s’est acheté des DVD’s et avec ses amis ils se sont mis à analyser les spécificités de cette danse et à reproduire quelques pas. Depuis il ne peut plus s’en passer. Pendant quelques années, le danseur professionnel s’entraînait dans la rue, aujourd’hui il enseigne les mouvements de cette danse. « Il fallait du temps afin de pouvoir transmettre l’énergie que demande la danse Krump ».

 Une danse urbaine qui consolide les liens sociaux

« La danse Krump est différente de la danse Hip-Hop bien que les deux arts s’apprennent dans la rue. Le Krump est la danse du lâché prise », voilà comment cette danse est vécue par les danseurs et aperçue par les spectateurs. « Il y a quelque chose qui nous lie dans cette danse, nous sommes comme une famille » accentue le professeur de danse.

En effet, lors des battles, les krumpeuses et krumpeurs dansent au milieu de deux lignées de spectateurs qui sont également des danseurs. Tous s’encouragent et commentent les différents mouvements des artistes. C’est alors qu’une réelle communication s’installe entre tous. « S’il n y a pas de spectateurs, on rentre dans une sorte de laboratoire. On est en plein exercice. La présence de l’autre est vraiment indispensable », insiste Gaël. De plus, le Krump est différent du Hip-Hop dans le sens où cette danse ne présente pas de caractère chorégraphique.

Une danse aux pouvoirs cathartiques

Doria est une krumpeuse depuis 10 ans. Crédit Photo: Cheyenne Tyrakowski

Libérer ses passions, connecter son corps avec son esprit et rythmer tout cela par le biais de sons de musique voilà quelques éléments permettant aux danseurs de Krump de s’émanciper de leurs maux. « Le but est de trouver toutes les serrures présentent à l’intérieur de nous-mêmes afin de pouvoir évacuer et transmettre toutes nos émotions. Nous allons chercher tout ce qui se trouve à l’intérieur de nous-mêmes » , explique Doria, Krumpeuse depuis 10 ans et ambassadrice de l’association « Lyoness’Buckness ». Les différentes expressions sur les visages se lisent et la danse Krump se traduit comme « visuellement dérangeante, et comme cela dérange, elle marque les esprits », achève Gaël.