Avec une intention de vote inférieure à 1%, Jean Lassalle continue sa campagne présidentielle avec ardeur. Son porte parole, Frédéric Lefebvre-Naré, qui  est aussi son coordinateur de programme, à accepter de répondre au Lyon Bondy Blog.

Le programme de votre candidat mentionne un service national pour les jeunes dans les communes, pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ?

Jean Lassalle trouve que la jeunesse de France est extrêmement divisée. Entre riches et pauvres, entre ceux qui font des études et ceux qui n’en font pas. Il propose donc de recréer le service national. La première idée est de faire agir les jeunes collectivement que ça soit avec les personnes âgées, dans les forêts,  les friches urbaines à nettoyer et même les écoles. Introduire les jeunes dans la vie avec une expérience commune réussie. C’est avec cette base que les jeunes développent les start-up ensemble. Ca créé l’envie d’entreprendre. Il faut les faire s’ouvrir à autre chose que regarder leur téléphone et leurs ordinateurs toute la journée. Le faire à ces jeunes après le bac, ça les aidera à mieux s’orienter et à trouver leur métier. Avant on avait un agent pour veiller sur l’état de la ville, les jeunes pourraient le remplacer, ce qui leur permettra de faire du sport.

Dans les quartiers, selon une étude de l’Observatoire National de la Politique de la Ville, 26,7% des 15/64 ans sont au chômage, contre 10% en agglomération, comment changer cela ?

Pour lui, le chômage vient en grande partie du fait qu’on fait rester les jeunes le plus longtemps possible en étude, on les oriente vers des métiers sans les pratiquer avant pendant les formations. Ca complique l’insertion de ceux-ci dans le monde du travail. Ce qui fera que l’économie reprenne, c’est que les gens seront à l’aise dans le métier qu’ils exercent. Que le travail soit joyeux pour qu’il soit plus efficace. Aujourd’hui, on a peur de perdre son boulot, peur de prendre des risques à cause de l’emploi et du chômage. Donc,  Jean Lassalle propose, dès l’été 2017, de mobiliser des professionnels pour organiser des stages de reconversion à des  nouveaux métiers. Les jeunes, ou même les plus vieux pendant leurs congés, pourront s’essayer à un nouveau métier. Comme l’initiation à la plomberie car avec des bases artisanales, on peut être compétent en quelques semaines. Des stages qui seront en lycée et aussi en entreprises qui prendront en apprentissage, le temps de quelques semaines, ces personnes. Faire découvrir des techniques de formations ou d’enseignement pour les jeunes gens qui ont déjà un métier et qui veulent enseigner dans les écoles. L’apprentissage des langues est aussi important dans la vie active aujourd’hui. Il y a un potentiel énorme dans notre pays de bonne volonté et d’embauches possibles pour valoriser les richesses de notre territoire. Encore faut-il donner aux gens la chance de le faire.

L’année des élections c’est aussi l’année du handicap, quels aménagements voulez-vous mettre en place dans les entreprises et les écoles pour améliorer leur vie ?

Nous n’avons pas réellement prévu d’aménagements pour les entreprises mais faire en sorte dans la vie de tous les jours que ce soit possible. Quelqu’un en fauteuil motorisé m’expliquait que les magasins installent des accès mais qu’il n’y a pas de moyens pour monter sur le trottoir. On ferait donc un plan pendant le mandat pour aménager les trottoirs. Ca se fera avec des discussions avec les personnes directement concernées. Il y a encore beaucoup à faire, notamment dans les petites villes. Dans le domaine des écoles, il faut arriver avant la fin du quinquennat à ce que tous les enfants soient scolarisés, il y en a encore trop qui ne le sont pas ni en établissements spécialisés, ni en écoles « normales ». Il faut que tous les parents puissent compter sur l’école, sur la possibilité de scolarisation de leurs enfants. Soit dans les établissements normaux avec des aides adaptées, comme se développe la tendance, soit dans des établissements où l’apprentissage pour ces enfants est souvent difficile dans les classes normales. Il faut pouvoir les orienter et aider leurs parents. C’est quelque chose sur lequel la France est très en retard. Cela soulagera les parents d’avoir des méthodes pour leurs enfants.

En pleine campagne présidentielle qui semble accablée par les affaires des candidats et qui préconise un fort taux d’abstention, comment faites-vous pour que les jeunes s’intéressent à la politique ?

Jean Lassalle a rencontré un peu près 20 000 français en France, et il y avait beaucoup de jeunes. L’impression qu’il en retient, c’est que pour beaucoup de jeunes, le discours que leur tient les politiques sur le travail et les religions, ne correspond pas à ce qu’ils vivent et se connaissent donc ils se déconnectent un peu de ça. Par exemple, les jeunes intègrent l’Europe très naturellement grâce des voyages ERASMUS et tout ça, mais ils ne s’intéressent pas à la politique européenne, ils se considèrent comme non-concernés. Pour le candidat, la solution est que les politiques renouent avec la réalité, qu’ils parlent des vraies choses. Ces derniers jours, les jeunes ayant entendu cela de la part de Jean Lassalle se sont déplacés pour le voir ou par les réseaux sociaux. Il y a un grand mouvement dans la jeunesse pour la personne de Jean Lassalle. C’est une démarche qui va permettre d’intéresser à nouveau les jeunes à la politique.