REGIONALES 2010. Mardi, les têtes de liste Europe écologie s’étaient données rendez-vous à Vaulx-en-Velin. Au programme : un match de foot contre des jeunes vaudais et un débat animé avec les citoyens.

Les habitants n’hésitent pas à prendre la parole. Au moment où j’entre dans la pièce, un jeune est d’ailleurs en train d’interpeller Philippe Meirieu. Curieuse, je demande en chuchotant à ma voisine quelle était la question du jeune homme . « Dites-moi pourquoi je voterai pour vous ? » . « Pour le moment je n’ai pas été convaincue. J’attends de voir la suite » me dit-elle. Cécile Duflot prend alors la parole pour défendre le droit de vote et d’éligibilité des étrangers : « C’est une exception européenne de refuser ces droits aux étrangers. C’est le cas dans trois Etats de l’Union Européenne dont la France ! ».
Un autre habitant s’adresse aux candidats : « Quelle place accordez-vous aux jeunes au sein de votre mouvement ? » C’est un jeune candidat d’Europe écologie, Elvan Uca, qui répond : « Il y a de nombreux candidats de moins de trente ans, issus de l’immigration, à être en position d’éligibilité dans notre mouvement. Ce n’est pas une ouverture des Verts mais un rassemblement de jeunes sur des listes. J’avais d’ailleurs proposé une présidence à la jeunesse et à la solidarité à la jeunesse ». Une proposition qui fait réagir Cécile Duflot : « La politique se décline là où il y a des jeunes, dans les lycées au sein des CVL (conseil de vie lycéenne), dans les associations sportives. Il faut voir de quelle façon on peut leur permettre de s’exprimer ».
Nour (un habitant de Vaulx-en-Velin dont nous avions fait le portrait) interpelle alors directement les têtes de liste sur sa situation : n’ayant pas pu refaire à temps sa carte d’identité française, Nour a reçu de la préfecture une «invitation » à quitter le territoire. « Je constate que les Français dont les parents ne sont pas nés en France ont beaucoup de difficultés à renouveler leurs papiers. C’est un scandale national. », s’indigne Cécile Duflot.
Le débat touche à sa fin. Je me dirige vers un groupe de jeunes (Amine a 18 ans, Ayupe 16 ans, Kamel 17 ans et Hakim 16 ans ) attroupés autour du buffet pour reccueillir leurs impressions suite à ce débat politique. Kamel est devenu écolo en une soirée d’après ses amis : « L’écologie, c’est l’avenir surtout par rapport au réchauffement climatique ! ». « C’est vrai, mais je trouve, qu’au bout du compte, on ne pense pas assez à nous, les jeunes ! » répond Ayupe.