Alors que les Jeux Olympiques d’hiver se jouent du 6 au 22 février 2026 à Milan-Cortina, c’est tout un pays qui retient son souffle, soufflant à la fois pour l’exploit des sportifs et pour une pause bienvenue dans une période politique française particulièrement tendue.
Loin des discours technocratiques, ces quinze jours de compétitions offrent une respiration collective : un espace où les émotions, les récits et les performances dépassent les querelles partisanes et donnent à éprouver, ensemble, la puissance du sport. Parce qu’au-delà des podiums et des médailles, les Jeux sont une fête mondiale qui connecte chaque citoyen·ne à un moment de partage, de courage et de dépassement de soi.
Un siècle d’histoire à (re)contempler
Les Jeux Olympiques d’hiver célèbrent en 2026 leur centenaire : la première édition moderne avait eu lieu à Chamonix en 1924, marquant l’entrée du monde dans une tradition sportive d’hiver devenue globale. Devenue une scène internationale incontournable, cette compétition a vu se succéder des générations d’athlètes qui incarnent aujourd’hui des modèles pour les jeunes d’ici et d’ailleurs.
Au fil des décennies, les JO d’hiver ont aussi reflété les transformations du monde : l’ouverture de nouveaux pays aux sports de neige, l’évolution des disciplines, et, plus récemment, les efforts pour une plus grande inclusion et diversité.
Des Jeux pour toutes et tous
Si certaines nations dominent historiquement ce rendez-vous (comme la Norvège, souvent en tête du tableau des médailles), les JO d’hiver de 2026 montrent aussi des visages nouveaux : plusieurs pays africains, dont le Bénin, le Kenya ou encore Madagascar, y alignent des athlètes — parfois pour la première fois sur ces terrains glacés.
Cette diversité symbolise quelque chose de fort : le sport n’est pas seulement un théâtre réservé aux grandes puissances, mais un espace d’expression universel. Que l’on s’intéresse au skeleton, au ski alpin ou au patinage artistique, c’est cette intensité partagée qui rassemble — qu’on habite dans une métropole européenne ou dans une région sans montagnes enneigées.
Une pause dans l’agenda politique
En France, ce rendez-vous sportif arrive à un moment charnière : les élections municipales se profilent, et les débats sur l’avenir des villes, des services publics et des politiques sociales s’intensifient. Ces Jeux d’hiver apparaissent alors comme une parenthèse, un moment où l’on peut simplement se rassembler derrière des exploits, vibrer pour des performances et regarder la planète entière se connecter à travers des gestes d’excellence humaine.
Mais cette respiration ne doit pas être seulement contemplative : elle peut aussi nourrir des réflexions sur la façon dont la société partage l’espace public, encourage la pratique sportive pour toutes et tous, et reconnaît les luttes sociales qui, à l’ordinaire, n’entrent pas dans les projecteurs.
Les valeurs au-delà des médailles
Car si l’on célèbre les champions, il faut aussi se souvenir que les Jeux peuvent être l’occasion de penser des sociétés plus inclusives, où l’accès au sport, au mouvement et à la santé est un droit — pas un privilège. Ils nous rappellent, quinze jours durant, que l’effort collectif, la solidarité et l’admiration pour la performance constituent une respiration bien plus profonde qu’un simple moment d’arrêt entre deux élections
Article signée par Mariama Bah et Ramatoulaye Diallo





