Depuis la nomination de Fabrice Matteucci en tant que premier secrétaire du parti socialiste rhodanien en 2023 , le bateau socialiste tangue avec de fortes houles en vue des municipales 2026.
Début 2023, Christiane Constant est priée de quitter avec pertes et fracas le poste de premier secrétaire du parti socialiste rhodanien. Helène Geoffroy et Cédric Van Styvendael deux figures socialistes de la métropole rhodanienne décidant en catimini de l’avenir du parti à la rose. Résultat des courses, Fabrice Matteucci est élu mais sous surveillance de l’équipe d’Hélène Geoffroy. Celui qui va payer la facture de ce remaniement est Marc Cachard, qui depuis voue une haine sans nom contre le leader socialiste. Ils sont en plus sur le même territoire politique. Fabrice Matteucci veut être maire de Caluire, l’autre le chef socialiste de la circonscription Plateau-Nord Caluire. Une guerre intestine dont le parti à la rose à l’habitude. Mais ce n’est pas la seule circonscription locale où les tensions internes au partie socialiste se font jour.
Dans le 9ème arrondissement de Lyon, Clash of clans
Le choix d’Emmanuel Giraud comme candidat socialiste dans le 9ème arrondissement sur la liste de Grégory Doucet pour la course à la mairie de Lyon, a posé plusieurs problèmes de légitimité. Sa nomination est due à Sandrine Runel, députée de la 4ème circonscription qui règne sans partage sur Lyon. Romain Blachier et ses comparses se sont unis et opposés vent debout contre cette nomination. Pour eux Emmanuel Giraud n’est pas le candidat légitime du 9ème arrondissement.
Les socialistes sont en train de vivre une tempête dont ils ont l’habitude. Comme disait un élu du Rhône: “Le PS a subi plusieurs tempêtes depuis son avènement, il sera toujours solide. C’est un grand parti, il se relèvera toujours”. Les prochaines élections qui arrivent valideront ou non ce mantra socialiste. Ces crises s’inscriront elles dans l’histoire tumultueuse du parti socialiste comme un épiphénomène ou marquent elle une étape supplémentaire dans un processus irrémédiable de désintégration du parti à la rose ? Réponse le 22 mars prochain.




