La situation reste incertaine pour les occupant·es de l’immeuble situé place de Milan, à Lyon. Après une décision de justice ordonnant leur expulsion, le collectif Solidarité entre Femmes à la Rue a fait appel. L’audience est prévue le 14 décembre.
Le collectif, ainsi que Soutien Migrants Croix-Rousse, se sont rassemblés jeudi 17 septembre place de Milan pour présenter leurs revendications. Retour sur les annonces faites lors de cette mobilisation.
Une expulsion qui pourrait intervenir avant le recours
À la suite d’une mobilisation organisée le 4 septembre, la Métropole de Lyon a accepté de rencontrer le collectif Solidarité entre Femmes à la Rue. Pour rappel, environ 280 femmes et enfants occupent un immeuble situé place de Milan, dans le 3ᵉ arrondissement de Lyon. La justice a ordonné leur expulsion à la suite d’un recours déposé par la Métropole, propriétaire du bâtiment.
Le collectif conteste la dangerosité du bâtiment avancée par la Métropole et affirme que des travaux ont été réalisés pour le sécuriser. Il demande une nouvelle expertise prenant en compte ces travaux, ainsi qu’un délai d’occupation et une solution de relogement afin que les habitant·es ne se retrouvent pas à nouveau à la rue.
L’appel de la décision sera examiné lors d’une audience le 14 décembre. Cependant, celui-ci n’étant pas suspensif, l’expulsion pourrait intervenir avant cette date. Le collectif appelle donc à la mobilisation afin que les occupant·es puissent rester dans les lieux jusqu’à l’examen de leur recours.
La fermeture des Stations inquiète les associations
La mobilisation concerne également les Stations Milan et Rockefeller, des dispositifs accueillant des mineurs non accompagnés pendant l’examen de leur situation. Leur fermeture, annoncée pour le 30 septembre, entraînerait la suppression de 102 places d’hébergement.
Le collectif Soutien Migrants Croix-Rousse craint que cette fermeture n’aggrave la situation des jeunes sans solution d’hébergement. La mairie de Lyon a annoncé la mise en place d’un hébergement temporaire dans l’ancien internat Favre-Chazière, dans le 4ᵉ arrondissement. La date d’ouverture et les modalités de fonctionnement de ce nouveau dispositif restent toutefois à préciser.
Le collectif demande notamment que ce futur hébergement fonctionne sur le même principe que les Stations : que les places se libèrent progressivement en fonction de l’évolution des situations.
Les deux collectifs dénoncent ce qu’ils considèrent comme une politique insuffisante de la Métropole. Un rassemblement en soutien aux occupant·es de la place de Milan est prévu samedi 19 septembre à 15 heures.





