Cette après-midi, enseignants, artistes et syndicats se sont rassemblés devant le rectorat de Lyon pour protester contre la suppression de la part collective du Pass Culture.
Cette aide permettait aux établissements scolaires d’organiser des sorties culturelles et d’accueillir des artistes. Sa suppression est perçue comme un coup dur pour l’accès des jeunes à la culture. Cette décision gouvernementale datant du 14 février 2025 permet au gouvernement de faire des économies, le personnel enseignant et les professionnels de la culture n’ont pas le même son de cloche. Ces derniers, demandent au gouvernement de rétablir ces financements indispensables.

Un vrai frein pour l’accès à la culture
Grâce à la part collective du Pass Culture, les établissements pouvaient financer des spectacles vivants : sorties au théâtre, faire venir des artistes pour intervenir en classe. Son gel met à l’arrêt de nombreux projets et suscite beaucoup d’inquiétude.
« L’accès à la culture est essentiel pour les jeunes. Non seulement on coupe des projets déjà en place, mais on empêche aussi les élèves de voir des spectacles ou de découvrir des artistes. C’est un vrai gâchis », explique un représentant du SNES-FSU, syndicat enseignant.
Les manifestants réclament un vrai budget pour la culture
Les protestataires ne demandent pas seulement le retour de cette aide, mais aussi une augmentation des budgets alloués à la culture dans l’éducation. Selon eux, les moyens actuels sont largement insuffisants.
« Le Pass Culture permettait de financer les spectacles, mais pas le transport des élèves pour s’y rendre. Dans les zones rurales, c’est encore plus compliqué, car les collectivités locales coupent aussi les financements pour les transports scolaires. Résultat : les sorties culturelles deviennent impossibles », explique un enseignant mobilisé.
Un combat qui va continuer
Ce mouvement de contestation fait partie d’une lutte plus large contre les coupes budgétaires dans l’éducation et la culture. Les manifestants demandent aux pouvoirs publics de revoir leurs priorités et de garantir des financements durables pour permettre aux jeunes d’accéder à la culture.
Les enseignants et les acteurs culturels préviennent : si aucune solution n’est trouvée, ils continueront à se mobiliser. Pour eux, la culture est un droit fondamental et ils comptent bien se battre pour le préserver.
Article écrit par Enzo Genoud