Malgré des coûts de scolarité élevés, les lycées privés ont de plus en plus de succès auprès des parents qui veulent voir leurs enfants réussir. Dans l’établissement Al Kindi, un juste équilibre a été trouvé entre la pédagogie éducative, le coaching individualisé, la discipline et l’enseignement religieux.

Je décroche mon téléphone pour un rendez-vous avec le président du lycée privé Al Kindi, Nazir Hakim, qui tout naturellement me fixe rendez-vous pour faire le point sur l’établissement scolaire qu’il dirige. Je me rends le jour même au lycée et au premier étage, il me reçoit chaleureusement après avoir conclu une discussion avec des personnes de l’encadrement. Il me propose un thé que j’accepte bien volontiers et nous commençons notre entretien sur les avancées en matière éducative. Tout d’abord, le lycée enseigne de la 6e jusqu’à la seconde, avec 7 surveillants pour 170 élèves et des frais de scolarité annuel de 1 230 €.

Pour Nazir Hakim : « La réussite éducative et la bonne compréhension se font par une participation assidue de l’élève mais aussi un suivi personnalisé qui passe par des contrôles réguliers et inopinés. Existe également un coaching personnalisé sur toutes les matières. Nous avons également un assistant pédagogique. Un soutien scolaire est donné durant les vacances scolaires en complément des cours. L’enseignement religieux est de deux heures par semaine comme tout lycée confessionnel. »

Dès l’inscription, un engagement est signé par les trois parties : lycée, parents et élèves, pour un travail et une participation régulière aux réunions parents-professeurs. Comme le dit le président : « La réussite scolaire est difficile avec l’influence de la sphère privée, des comportements en dehors de l’établissement mais viser l’excellence sans la réussite ce n’est pas l’excellence. »

Al Kindi est, d’un point de vue historique, un philosophe, mathématicien, physicien, astronome, médecin, géographe et même un expert en musique, comme l’indique la brochure de présentation. On comprend déjà mieux le choix du nom.

Le président évoque la première année scolaire de l’élève, ainsi que les choix et les arbitrages auquel il a été confronté. Comme pour cet élève qui ne voulait pas travailler ses matières malgré l’accompagnement et le suivi des professeurs. Après une mise au point avec les parents, l’élève a été renvoyé de l’établissement car il risquait de gêner les autres élèves dans leur scolarité avec une influence directe sur leurs notes. Al Kindi, c’est aussi la fermeté lorsque toutes les aides à l’élève ont été épuisées.

Lorsque je demande si le lycée Al Kindi aura 170 élèves à la rentrée prochaine Nazir Hakim me rassure en m’indiquant que déjà 250 préinscriptions ont été faites. Les inscriptions officielles ne devraient pas tarder malgré un choix financier souvent difficile pour les parents : on vise la réussite des enfants au détriment des loisirs ou des voyages.

D’ici quelques années, Al Kindi aura la possibilité de prétendre au contrat d’association avec l’État, comme d’autres lycées de confession catholique ou juive, et une reconnaissance nationale de l’établissement ; c’est aussi cela atteindre l’excellence.

 

Azedine Haffar