Le film documentaire « La Vie d’après » s’attache à documenter une période un peu spéciale, que peu de personnes vivront. C’est la vie d’un ancien président, pendant les cinq années qui ont suivi son départ de l’Élysée.
Dans « La vie d’Après », documentaire d’Olivier Lamour, on peut voir un François Hollande maître de lui-même, mais toujours contraint par son statut. Loin des polémiques, le documentaire s’attache à montrer les interactions informelles, et le rapport des gens avec la fonction et la figure du président. De par la proximité des réalisateurs, on ouvre la porte du cabinet d’un ancien chef d’état, ce qui nous éclaire sur leur manière de travailler et d’être dans une relative intimité.
C’est donc à travers un suivi au long cours, de nombreuses interviews avec Béatrice Vallaeys, ancienne rédactrice en chef de Libération, que l’on observe comment un homme ayant exercé la fonction suprême, se réapproprie son temps, son image et sa place, dans la société et dans la vie politique de son pays. Entre déplacements, conférences internationales et sollicitations citoyennes, le film interroge la persistance de l’engagement politique une fois le mandat terminé, en montrant néanmoins un homme en campagne permanente.
Lors de la rencontre qui a suivi le film, le réalisateur Olivier Lamour, a apporté des précisions, notamment sur le tournage, la difficulté de filmer ce “vide” qui succède au calendrier rempli d’un président, et de capter les moments de sincérité, cachés derrière le prestige de la fonction. Lui aussi, parlant de l’humour de l’ancien Président, assure que c’est à la fois sa plus grande force de séduction et son meilleur bouclier pour éviter les questions de fond sur son bilan.
François Hollande, de nouveau député dans sa circonscription en Corrèze, n’a donc pas fini de s’engager politiquement. Son mandat présidentiel est bien révolu, mais son engagement, comme il l’explique, “ne prend pas de retraite”.





