L’affiche de la fête de l’Europe de 2021 résume les moments forts prévus le 9 mai à Feyzin.

Cette année, Feyzin accueille la 37ème édition de la fête de l’Europe pour la paix le 9 mai 2021, sous réserve des mesures sanitaires à venir (report aux Journées Européennes du Patrimoine si nécessaire). L’occasion de fêter l’anniversaire des 70 ans du traité de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), des 55 ans de la catastrophe de Feyzin mais aussi de rendre hommage à Ninon Vallin, une artiste lyrique née dans la région, 60 ans après son décès.

Pour cette énième saison, l’association « Feyzin Europe » et l’Association Européenne de l’Éducation (AEDE) ont prévu d’organiser plusieurs animations citoyennes le 9 mai. Rendez-vous tout d’abord au Parc de l’Europe à 10h45 près de la stèle de Jean Monnet, pour honorer en silence la mémoire de militants disparus, avant d’entendre raisonner les hymnes portugais et européens. Le Consul général du Portugal, Luis Brito Câmara, sera présent pour fêter les 35 ans de jumelage avec la ville portugaise Gondomar. Quant à l’association « Feyzin Europe », elle en profitera pour remettre le 26ème « Prix du Citoyen européen Georges Saunier » à trois personnes. Georges Saunier était un Feyzinois et également la première personne à s’intéresser au rapport entre Feyzin et à l’Europe. Marie-France Mailhos, présidente de l’Association Européenne de l’Éducation France sera décorée de ce prix, ainsi que Danielle Coste, présidente de la Fédération du Patrimoine de l’Est Lyonnais. Quant à André Bouriez, militant associatif décédé, c’est à sa fille que la récompense sera remise.

Puis à 11h45, « Feyzin Europe » remettra un autre prix sur la promenade Robert Schuman, celui de la « Paix Barthélemy Boganda », à l’artisan de paix Jacques Lyant. Barthélemy Boganda était le président fondateur de la République centrafricaine, dont le fils Bertrand et la belle-fille Hélène vécurent trois ans à Feyzin et militèrent avec les associations feyzinoises. Enfin, l’hymne de la Marseillaise et une intervention du maire feyzinois (ou de son représentant) viendront clôturer le matin.

La fête de l’Europe de 2020 avec (de gauche à droite) Marie-Claire Jasarevic, doctorante et chercheuse à l’Université Lyon 2, Erick Roux de Bézieux, Consul de Croatie à Lyon et Valérie Thatcher Nantois, créatrice de l’initiative « Une marche pour l’Europe: 750 kilomètres de Lyon à Bruxelles ».

L’Europe au centre de l’attention

Si les personnalités marquantes de Feyzin sont à l’honneur le matin, l’après-midi sera dédié à la question de l’Europe. Une table ronde sera organisée pour proposer un débat associatif et citoyen, et non politique, sur tous les aspects européens. Elle débutera par une conférence, animée par différents intervenants. Le sujet principal sera l’avenir de l’UE. Daniel Hulas, président de l’association « Feyzin Europe » et responsable de l’antenne régionale de l’Association Européenne de l’Éducation, a longtemps animé la conférence. Cette année, il passe la main à d’autres militants.

Comment va être articulée la table ronde ?

La table ronde va durer environ deux heures. Elle sera dirigée par l’un d’entre nous, un militant. Il répartira le temps de parole entre les différents intervenants. Puis, ce temps sera suivi d’un débat de 45 minutes, pour que le public puisse prendre la parole afin de poser des questions ou de donner son point de vue.

Quels seront les intervenants ?

Les intervenants seront uniquement des militants associatifs. Ils font partie de l’Association Européenne de l’Éducation, du Mouvement européen Lyon, de la branche française de l’ICAN (Campagne Internationale pour abolir les armes nucléaires) et également de la Ligue des droits de l’Homme. Il n’y aura aucun élu ou député.

Quels thèmes seront abordés ?

En fonction des intervenants, les sujets vont varier. On parlera des défis de l’Europe au niveau des questions sécuritaires/nucléaires, de la liberté de la presse dans le monde, des traités internationaux que passe l’Union Européenne, afin de voir la couverture des droits de l’homme. Les militants parleront aussi de l’autonomie de l’Europe et se poseront la question de la souveraineté européenne. Notamment, à travers ses décisions. On a pu voir, avec les vaccins, que beaucoup de domaines relèvent encore de compétences nationales. L’Union Européenne a souvent du mal à coordonner les politiques nationales. Donc on parlera évidemment de la pandémie.

Pourquoi mettre en avant le sujet de l’avenir de l’UE ?

En principe, le 9 mai 2021 devrait commencer, sous présidence portugaise, un grand débat qui va durer deux ans à Strasbourg ou à Bruxelles. Il s’appelle « Conférence sur l’avenir de l’Union Européenne ». L’objectif est d’arriver aux élections européennes avec des propositions de réformes pour l’UE, pour qu’elle soit plus efficace dans ses affaires internes. On a donc saisi cette occasion pour en faire notre thème local.

Inès Pallot