Ce mardi 10 décembre a lieu le deuxième acte des manifestations contre la réforme des retraites. Après une mobilisation très forte à Lyon, les grévistes sont de retour, avec toujours autant de revendications.

Après la première manifestation du 5 décembre, les manifestants sont de nouveau réunis ce 10 décembre. A Lyon, le départ se fait à Jean-Macé pour 11h30. Les lyonnais ont encore une fois répondu à l’appel à la grève, la place étant recouverte par une foule déterminée. Syndicats, étudiants, cheminots, étudiants, médecins et plus encore sont de nouveau-là pour faire entendre leur mécontentement face à la nouvelle réforme des retraites. Selon les syndicats, 20 000 personnes sont présentes, alors que la police n’en compte que 9500.

Au départ du cortège, ce sont les gilets jaunes qui prennent la tête, toujours mobilisés depuis plus d’un an. Le parcours est censé rejoindre la place Bellecour, bien que le préfet du Rhône ait interdit l’accès à la Presqu’île aux manifestants.
Nicolas manifeste aujourd’hui. Depuis plusieurs années déjà, il répond présent à tous les appels à la grève. Il est particulièrement remonté contre les décisions du gouvernement. Pour lui, la première manifestation de jeudi dernier a donné des résultats.

 

Le cortège continue d’avancer et de s’étendre, alors qu’il se dirige maintenant vers Saxe-Gambetta. On y voit plusieurs affiches et banderoles, mêlant humour et provocation en réponse à la réforme des retraites. Les lyonnais sont présents, mais également des personnes venant de l’extérieure de la ville sont là, notamment dans le secteur de l’éducation. Des lycées des villages alentours et du Rhône sont venus manifester à Lyon, montrant également leur opposition face aux autres réformes touchant l’éducation. Léa* est enseignante au lycée Ella Fitzgerald de St-Romain-en-Gal.

 

Une fois à Saxe Gambetta, la police commence déjà à tirer les lacrymogènes sur la foule, après avoir reçu quelques canettes, lancées par des manifestants. Le cortège n’est pas encore arrivé, et déjà il est dispersé par moments par les autorités. Plus loin à Bellecour, les canons à eau sont prêts à asperger les grévistes en colère.


 

*Prénoms modifiés