Ce samedi 11 juillet avait lieu un café citoyen à Saint-Genis-Laval. Lieu d’échanges entre l’élu et le citoyen, ce genre d’évènement a pour ambition de répondre au manque de proximité, surtout dans un contexte de défiance de la population envers les partis politiques traditionnels. Malgré de nombreux participants, les jeunes n’ont pas répondu à l’invitation.

Marylène Millet en pleine discussion avec une habitante, Saint- Genis-Laval.

9 heures 30 à Saint-Genis-Laval.  La place Jaboulay se remplit petit à petit en ce samedi matin frisquet. Un stand a été monté. Au menu : viennoiseries, café et jus de fruits. « Il y a beaucoup de monde ! », se réjouit la maire Marylène Millet. C’est cette dernière qui est à l’origine de ce café citoyen, premier engagement des cents premiers jours de son mandat. Durant cette période, l’accent sera mis sur la proximité, la redynamisation du centre-ville, la circulation, la sécurité publique, la vie associative et l’économie.

Ces rencontres avec les habitants auront lieu tous les mois (à l’exception des vacances scolaires) dans des endroits différents de la ville pour toucher le plus de Saint-Genois possible. Avec sa liste Aimer Saint Genis, la maire actuelle a battu Roland Crémier (LREM), édile de la ville depuis 2001 en recueillant 45,07 % des voix au second tour des élections municipales. 

« Un premier contact »

En ce début de mandat, « aller vers » est un peu le leitmotiv de la maire. Au milieu du stand, elle enchaîne les entretiens individuels avec les habitants venus exprimer leurs doléances, la féliciter voire même lui offrir un bouquet ou des pâtisseries. « Ce moment d’échange informel permet un premier contact. », nous explique Marylène Millet. Le citoyen peut aussi découvrir la constitution de l’équipe municipale, et à qui s’adresser pour régler tel ou tel problème.

C’est le cas de Diane, habitante de Saint-Genis-Laval depuis deux ans et mère de trois enfants. Elle est venue participer à ce café-citoyen dans le but de rencontrer l’équipe de Marylène Millet et en savoir davantage sur les projets de la nouvelle maire de la commune. Véronique, assistante maternelle, souhaiterait l’installation de ralentisseurs près de la place Jaboulay et plus de surveillance à la sortie des établissements scolaires. Anissa, assistante de direction, voudrait que sa ville devienne plus dynamique. «On se sent un peu comme dans un village, ce serait bien de redynamiser le centre-ville en développant de nouveaux commerces, en organisant des évènements sur la place».

Une jeunesse quasi absente

Saint-Genis-Laval n’a pas échappé à la vague d’abstention aux municipales qui a frappé la France avec plus de 60 % d’abstention au second tour. Marylène Millet estime qu’avoir une proximité avec l’habitant ne suffira pas à endiguer cette crise démocratique. Une participation du citoyen à la décision politique est nécessaire. « Il faut impliquer les habitants dans des commissions, dans des conseils de quartier ». La « transparence » est un autre engagement de l’élue. Dans cette optique, une retransmission en direct sur Internet des conseils municipaux a été mise en place. 

Par contre, les jeunes restent encore et toujours les grands absents de ce rassemblement. Marylène Millet reste soucieuse de cette forte abstention chez les jeunes. « Il faut essayer de les rencontrer pour en parler ». L’édile voudrait montrer que les institutions politiques restent toujours un moyen efficace pour participer au débat public. « On voit à travers leur engagement pour le climat que les jeunes ont envie de faire passer des messages. Je veux leur montrer qu’on peut le faire en étant élu. »

Parmi les rares jeunes présents, Jade (17 ans) regrette le manque d’intérêt de la jeunesse Saint-Genoise, mais est confiante quant à la capacité de la maire à mobiliser les jeunes. «La présence et l’activité de Marylène Millet sur les réseaux sociaux favoriseront l’implication de la jeunesse dans la collectivité.» 

Le stand du café citoyen à la place Jaboulay, Saint-Genis-Laval.

Victor Labrousse et Leïla Ghedaifi