Ce mercredi 24 juin, le nouveau groupe au Conseil municipal, Lyon Humaniste et Démocrate, tenait une conférence de presse au Café de la Préfecture dans le 3e arrondissement à l’aune du Conseil Municipal du 25 juin. Dans un contexte marqué par l’affaire Abreu, directeur de la communication de Jean-Michel Aulas pendant la campagne accusé de viol par une militante, la droite cherche à se distancer de leur ancien candidat aux municipales.
Le 13 mai, une jeune militante de la campagne de Cœur Lyonnais, élue conseillère municipale d’arrondissement, portait plainte contre Roman Abreu pour viol aggravé. Les faits exposés dans la plainte remontent au 8 janvier. Un mois plus tard, le 13 février, Jean-Michel Aulas était mis au courant de l’affaire après une rencontre avec la militante.
Après la révélation par la presse locale de l’affaire Abreu, plusieurs élus Cœur Lyonnais ont quitté le mouvement pour former deux nouveaux groupes, Lyon Ensemble (12 élus) et Lyon Humaniste et Démocrate (4 élus). Ce dernier organisait une conférence de presse à laquelle nous avons pu assister.
Durant un échange de 1h30 avec les journalistes, 4 élus municipaux étaient présents : François-Xavier Penicaud, Charlotte Hoffmann, Edouard Hoffmann et Loïc Terrenes. Tout d’abord, le groupe a souhaité apporter son « soutien plein et entier à la victime présumée » ainsi que présenter tout son « désarroi et sa stupeur » face à cette affaire.
Après s’être expliqué sur le déroulé de la création de ce groupe, les élus ont cherché à montrer leur ligne politique dans ce conseil municipal. Ils souhaitent montrer une « position centrale, européenne, féministe et écologiste sans tomber dans le dogmatisme ».
Enfin, François-Xavier Penicaud a souhaité rappeler qu’il était indispensable d’analyser cette affaire avec « humilité » car chaque groupe politique peut être touché par des cas de VSS et qu’il est nécessaire de former les élus municipaux et d’arrondissement sur ces sujets.
« La tête est malade mais le corps est sain »
Comme décrit par François-Xavier Penicaud pour désigner la situation de la droite : « la tête est malade mais le corps est sain ». Les élus ont voulu montrer que la révélation de cette affaire ne les avaient pas immobilisé. En effet, Loïc Terrenes a présenté plusieurs enjeux de politiques publiques : tout d’abord sur le logement, avec une volonté d’investir dans l’isolation thermique et la climatisation des écoles et des bâtiments publics. Ensuite, Lyon Humaniste et Démocrate souhaite developer la vegetalisation dans la ville tout en gardant « le goût du beau » et alertent sur les « problèmes respiratoires et allergènes » lié à la vegetalisation.
Puis Charlotte Hoffmann a rappelé leur position sur l’éducation et la jeunesse en exigeant une MIE (Mission d’information et d’évaluation) permettant d’établir un état des lieux sur le périscolaire. Enfin, Édouard Hoffmann s’est exprimé sur la culture et le patrimoine de Lyon qu’il estime pas assez développé. Il propose notamment d’inscrire la Fête des Lumières au patrimoine mondial et immatériel de l’UNESCO.
Globalement, Lyon Humaniste & Démocrate revendique une position de dialogue et veut être force de proposition pour ne pas tomber dans la « caporalisation » mais plutôt tendre vers une coopération. En effet, le groupe se sent prêt à collaborer avec l’exécutif sur certains sujets.





