Le 28 juin prochain se tiendra le second tour des municipales à Vénissieux. A la suite des résultats du 1er tour, il ne reste plus que quatre candidats en ballotage. Le Lyon Bondy Blog revient sur le 1er tour et fait le point sur l’entre-deux tours et les programmes des candidats.

Crédit : Doraya Kassim.

 

Le 28 juin 2020, les Vénissians voteront pour le 2nd tour des municipales et des métropolitaines. Vénissieux était jusqu’ici administrée par Michèle Picard (PCF), tête de liste de la circonscription et maire sortante en poste depuis 2009.

La 3ème ville de la métropole de Lyon est dirigée par les communistes depuis 1934, compte de nombreux quartiers populaires et environ 68 000 habitants.

Un 2nd tour qui s’inscrit dans un contexte compliqué puisque les communistes veulent garder les deux bastions rouges de l’agglomération lyonnaise (Vénissieux et Givors) pour garder leur influence sur la métropole.

 

La maire sortante en pole position malgré une abstention record

Concernant le taux de participation de ce 1er tour, il resta faible : 28,74%.

Michèle Picard n’a perdu que deux points par rapport à 2014. La maire sortante rend le gouvernement responsable du faible taux de participation (28,74%) : « Les annonces étaient légitimes à cause de la pandémie mais les gens ne comprenaient pas pourquoi on pouvait encore aller voter. Il y a donc eu la crainte à Vénissieux tout comme ailleurs ».

En 2014, le taux de participation était de 40,63% soit environ 12 points de plus qu’en 2020.

Entre 2014 (28,64%) et 2020, Christophe Girard perd environ 14 points.

Il a confiance en le 2nd tour car « Aujourd’hui, les gens ont vraiment envie que les choses changent à Vénissieux et en ont marre des problèmes d’insécurité ».

Le Rassemblement National (ex-FN, déjà représenté par Damien Monchau en 2015) recule de 5 points et perd 33% de ses voix par rapport à 2014 (15,79%).

Le candidat RN analyse ce scrutin particulier :« Les gens se sont désintéressés de la politique car ils n’y croient plus ».

Un entre-deux tours complexe

 Pour le 2nd tour, il reste donc quatre candidats en ballottage : Michèle Picard, Yves Blein, Christophe Girard et Damien Monchau.

Michèle Picard (PCF) s’allie avec la France Insoumise et Bruno Bernard (EELV) – candidatarrivé en tête au 1er tour des métropolitaines avec 22,6%- pour la liste « Les Vénissians rassemblés pour une ville humaine, écologique, solidaire et citoyenne ».

Christophe Girard (LR) et Damien Monchau (RN) ne s’allient avec personne.

Yves Blein (Divers Droite LREM) s’associe à Yalcin Ayvali (Union des citoyens indépendants de Vénissieux, 5,13% des voix au 1er tour). Il obtient donc le soutien de la droite et du LREM sauf celui des Verts.

Si Yves Blein est élu, il devra quitter son poste de député de la 14èmecirconscription du Rhône depuis 2012, non-cumulable avec le poste de maire.

 

Les candidats s’opposent sur les solutions

 De nombreux thèmes importants englobe la ville de Vénissieux comme l’insécurité, l’attractivité, l’emploi, les inégalités territoriales et l’agriculture. « Tous ces sujets sont interconnectés », précise Damien Monchau (RN).

Les quatre candidats en ballotage pour le 2nd tour s’accorde à dire que l’insécurité est un des plus gros problèmes à résoudre à Vénissieux.

Selon Christophe Girard (LR), « Il faut remettre en place la dynamique sociale et changer l’image de la ville car l’insécurité est une urgence ».

Yves Blein (divers Droite LREM) veut d’ailleurs mettre en place « la généralisation de la vidéo-surveillance ».

Concernant l’agriculture, l’équipe sortante et le candidat officiel de la droite misent sur les circuits courts.

Michèle Picard confie aussi avoir un projet de « ferme pédagogique pour mieux sensibiliser les enfants » à l’agriculture locale.

Christophe Girard ajoute : «Nous avons la capacité de faire plus de circuits courts et cela me parait indispensable ».

Damien Monchau (RN) a quant à lui un projet de jardins publics : « Utiliser les terrains en friche afin d’établir des potagers municipaux pour une utilisation libre des citoyens et les distribuer à ceux qui en ont besoin ».

Pour ce qui est des relations avec la métropole, Yves Blein pense qu’il est « indispensable que Lyon investisse là où il y a du développement et des banlieues populaires (l’Est de Lyon) et du peuplement et lève le pied sur les autres territoires pour rattraper le retard ».

Mais pour Michèle Picard, « Il faut que les communes aient de véritables moyens humains et financiers et un développement équilibré : des éléments à négocier avec la métropole ».

=> Débat des quatre candidats sur France 3 Régions