De retour pour sa 4ème édition, le festival Urban Art Jungle ouvrira ses portes le vendredi 23, le samedi 24 et le dimanche 25 février 2018. C’est au Croiseur, 4 rue Croix-Barret (Lyon 7), que l’association Superposition accueillera artistes plasticiens, performeurs, musiciens et de nombreux talents émergents. L’occasion pour toute la famille de partir à la découverte de la jungle urbaine lyonnaise.

 

Créée en mars 2016, l’association Superposition s’attache à promouvoir l’art urbain lyonnais et faire découvrir le potentiel de la ville. Ses œuvres, souvent méconnues, composent avec le mobilier urbain ; la lourde tâche de Superposition est alors de les faire (re)découvrir. L’association veut ainsi dynamiser le territoire lyonnais en démocratisant le street-art, faisant de la ville un circuit artistique à ciel ouvert.

Pour cela, Superposition organise des expositions, depuis peu à SITIO, le nouveau site culturel de l’association, 3 place Gensoul dans le 2ème arrondissement.

 

La découverte et l’échange au cœur du festival

Oasis éphémère, le festival Urban Art Jungle met en avant des artistes lyonnais. Certains d’entre eux sont connus par leur production en ville, des œuvres que beaucoup voient quotidiennement sans pour autant y faire attention et s’y attarder. Ce festival donne l’occasion de (re)découvrir un répertoire artistique underground de la capitale des Gaules, comprenant notamment Sphinx X Wenc et Yandy Graffer.

 « On met vraiment un point d’honneur à mettre en avant les artistes qui œuvrent à Lyon, et qui produisent à Lyon, commente Orbiane, présidente de l’association Superposition. On fait une sélection d’artistes pour le festival. On travaille avec un certain nombre d’entre eux qu’on a déjà exposé, ou qu’on projette d’exposer et un certain nombre de nouveaux entrants : des personnes avec qui on n’a jamais travaillé, mais qu’on a à cœur de mettre en avant lors du festival. Peut-être qu’il y a des artistes que vous connaissez dans la programmation, peut être que vous avez vu leurs œuvres dans les rues. Justement, ça vous permet de les identifier, de les rencontrer, d’échanger avec eux et même de découvrir leurs techniques. Parce que chaque artiste qu’on expose et qui fait du live painting propose un atelier gratuit directement avec le grand public. C’est cette notion-là qu’on cherche à mettre en avant, cette relation de proximité. Souvent, quand on voit des œuvres dans la rue, on ne sait pas trop quel artiste se trouve derrière. Le festival permet d’abattre cette barrière et d’aller vers les artistes, de discuter directement avec eux. On recherche vraiment l’échange ».

Au-delà d’une découverte urbaine, l’association cherche à créer un lien social entre les différents acteurs de la ville. Le public est ainsi invité à participer à plusieurs ateliers, comme une initiation à la céramique ou aux origamis. À la nuit tombée, des DJ prendront le relais des intervenants jusqu’au petit matin.

« On a décidé de faire un format jour et nuit parce que ça permet de toucher à deux publics différents, explique Orbiane. On a un public beaucoup plus familial la journée et on y propose vraiment tout un tas d’activités. On commence le vendredi à 18 heures, jusqu’à 5 heures du matin. Le samedi, on commence à 11 heures du matin et on finit à 5 heures du matin. Le dimanche, on a prévu un format de 11 heures à 20 heures. Ce qui permet d’avoir une programmation très éclectique et chaque visiteur aura une expérience complètement différente du festival ».

Elle continue : « si quelqu’un est plus passionné par la musique, il peut faire un atelier musical et aller à un concert. Celui qui s’intéresse plus au street-art peut aller voir l’artiste peindre en live, puis aller faire un atelier sur des techniques de dessin, voir les parcours d’exposition et finir par aller manger dans un food-truck ».

Un festival intense donc, inscrit sur le thème de la découverte de la scène urbaine de Lyon. On retrouvera entre autres comme DJ Notserious Bigs en journée, ou Antwn durant la soirée.

 

Du nouveau pour l’Urban Art Jungle

Quelles sont les nouveautés de cette 4ème édition ? C’est avant tout 300m2 supplémentaires consacrés aux parcours artistiques, une tribu des créateurs de 170m2, des conférences, des projections, des ateliers inédits animés par des créateurs, mais également du live painting sur camion. En bref, il y en aura pour tous les goûts, toutes les générations, tous les passionnés et tous les curieux.

« Avec ce festival le but du jeu c’est de démocratiser l’art urbain, à la foi sur un public de curieux, de novice et d’adeptes, glisse Orbiane. Donc on se met toujours au niveau de la personne qu’on rencontre. On répond toujours aux questions, on introduit les artistes de manières assez simples, pour que ce soit accessible à tous et pour tous. C’est vraiment une valeur qu’on cherche à transmettre ».

 

Se battre pour le street-art

Pour Orbiane, « il y a une urgence pour les habitants de s’approprier leur ville. À Superposition, on est parti de ce constat-là. On s’est dit que ça faisait un moment qu’on habitait à Lyon, mais qu’on n’avait encore rien fait pour embellir la ville, ou apporter quelque chose de nouveau. On s’est dit que les initiatives fleurissaient, on voulait en faire partie aussi. Le street-art amène de l’échange, de la convivialité, des débats qui sont également importants. Ce sont des choses pour lesquelles il faut se battre ».

Pour le public, il ne reste qu’à aller à la rencontre de ces passionnés pour mieux comprendre le mouvement street-art.

• French House Records : 31 mars 2018, Livestation DIY x FHR Label, Adrien Gartner / Florent Volt

Art Feast Records : 24 février 2018 au Terminal 

Retour sur les éditions précédentes :

#3 Urban Art Jungle Festival

#2 Urban Art Jungle Festival

 

Clara Delormeau

La rédaction

Crée en 2008, la rédaction du Lyon Bondy Blog s'applique à proposer une information locale différente et complémentaire des médias traditionnels.