Trois ans après son EP “Giratoire”, le duo PapierBruit revient avec “Bas de plafond”, clip annonciateur d’un nouveau projet actuellement au mixage, qui devrait sortir après l’été prochain. On en a discuté avec les principaux concernés, Printemps 2004 et Eskimo J. 

Eskimo J et Printemps 2004 sont tous deux partis de l’écriture avant de se trouver dans la musique. Crédit photo Rosa Leeroy

C’est à travers un voyage urbain inondé de lumières nocturnes que PapierBruit signe son retour, mettant en image le son le plus “cinématographique” de la tracklist de l’EP prévu pour la rentrée prochaine. “C’est un morceau signature”, décrit Printemps 2004, qui pose depuis une petite dizaine d’années sur les prods de son compère Eskimo J, originaire de Vaise. “Bas de Plafond nous représente vachement bien. Très vite, on s’est rendu compte que c’était un beat très cinématographique, qui évoquait plein d’images et plongeait dans une atmosphère. Donc on a commencé à écrire là-dessus, avec une écriture très imagée. Naturellement, c’est devenu un clip”, poursuit le Dijonnais d’origine. 

 

Une structure poétique et un flow qui rappellent l’esprit de la scène slam, autour de laquelle se sont rencontrés les deux artistes. “Ça a toujours été les deux : poésie et musique. Dans les scènes ouvertes à Lyon, il y avait autant des slameurs que des poètes ou des rappeurs… On a toujours grandi dans le hip-hop. On écoute plein de choses, et ce qui nous a lié c’est vraiment le texte”, relate Printemps 2004. De son côté, Eskimo J décrit son instrumentale comme “un truc très simple, un sample assez atmosphérique, assez planant. L’idée, c’était d’être plus porté par le sample, dans un grand crescendo”.

L’influence Odezenne

A côté de PapierBruit, Eskimo J et Printemps 2004 multiplient les projets artistiques en évitant de “tout mélanger”. En résulte une flopée d’influences variées: “On écoute pas du tout la même chose, en fait, explique Printemps 2004. Je suis un gros, gros mélomane, j’écoute énormément de choses. Pour PapierBruit, vraiment, pour te donner une chapelle, j’aime bien dire que c’est entre Run the Jewels, le duo de Killer Mike et El-P, et Odezenne”, avec qui le MC avoue se retrouver “dans la manière de s’affranchir de certains codes”. Une parenté artistique avec le groupe bordelais qui se ressent rapidement à l’écoute, comme l’admet Eskimo J : “Ça se ressent grave, même si on essaie de ne pas trop y coller. Mais on aime aussi les sons bien électro ”, nuance le rappeur/beatmaker. Un deuxième extrait du projet devrait être dévoilé courant avril.