Ce vendredi se tenait des manifestations étudiantes au sujet du climat dans le monde entier à l’initiative de Fridays For Future. En France, plus de 30 villes étaient mobilisées. A Lyon, l’événement  était organisé par Youth for Climate. Les jeunes ont notamment évoqué le projet de loi “climat et résilience”, la Convention Citoyenne pour le Climat et la précarisation des étudiants. 

900, c’est le nombre de manifestants présents ce vendredi 19 mars 2021 à 14h sur la place du Maréchal Lyautey, dans le 6ème arrondissement. La plupart étaient des jeunes adolescents, soutenus entre autres par les 40 associations qui souhaitent constituer une Convention Citoyenne pour le Climat en Auvergne-Rhône-Alpes. Des syndicats de l’éducation nationale étaient également présents aujourd’hui, ainsi que La SNES et la fédération syndicale unitaire représentant le corps des enseignants. La manifestation a duré 2h30. Aucun débordement n’a été signalé.

Cette manifestation survient peu de temps après que le gouvernement ait modifié la plupart des propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat. Erwan Nicolas, chargé de communication pour Youth For Climate Lyon explique au Lyon Bondy Blog ce que représente cette manifestation, la politique du gouvernement ainsi que le rôle des lobbys.

 

La précarité également à l’honneur :

Il n’y a pas eu que le climat à l’honneur durant cette marche. En difficulté, financièrement et psychologiquement, depuis le début de la crise sanitaire, les étudiants ont voulu faire entendre leurs craintes quant à la précarisation de leurs conditions. D’après une étude réalisée par Ipsos pour la FAGE ( Fédération des Associations Générales des Etudiantes), 23% d’entre eux auraient eu des pensés suicidaires durant le premier confinement, 42% auraient eu des difficultés financières concernant les frais médicaux et 52% pour payer leur logement.

Parmi les étudiants, certains sont revenus sur le Revenu de Solidarité Jeunesse récemment expérimenté par la Métropole. Ce dispositif vise à accorder une aide variant de 300 à 400€ en fonction des jeunes ayant de faibles revenus, voire pas du tout. Seulement, cette aide ne concerne que les jeunes sortis du système éducatif. Un choix que les représentants des étudiants ne comprennent pas forcément.