C’est ce mardi 5 avril que Najat Vallaud Belkacem a choisi pour venir à la rencontre des habitants Villeurbannais. Les élections législatives des 11 et 18 juin prochain laissent entrevoir une place de député pour la candidate du Parti socialiste.

Du PCF avec Joanny Berlioz au PS avec l’actuel maire Jean-Paul Bret en passant par la SFIO avec Lazare Goujon, de 1945 à aujourd’hui Villeurbanne est ancrée à Gauche. Le rayonnement de ce dernier est au plus mal après un quinquennat présidentiel vivement critiqué. Alors comment garder l’espoir d’un mouvement local favorable aux socialistes ? 

À la rencontre des Villeurbannais

Ils ont été une cinquantaine de partisans et non partisans à l’accueillir au Parc des Droits de l’Homme sous un soleil très attendu. L’actuel ministre de l’Éducation s’est laissée prendre au jeu des photos et a largement pris le temps de discuter avec jeunes et moins jeunes. Il n’y a qu’à tendre l’oreille pour comprendre que pour ses soutiens, Najat Vallaud Belkacem, est une suite logique, une évidence pour représenter la 6e circonscription. Entre embrassades et serrages de mains, la ministre jouit à n’en pas douter d’une image positive auprès des habitants. Pourtant la prochaine élection présidentielle pourrait bien tout remettre en cause. Une étude d’Harris Interactive de mars 2017 tente de prouver que les jeunes entre 18 et 34 ans voteraient en faveur de Marine Le Pen…quand d’après un sondage, mis en lumière par RTL, un jeune sur deux ne sait toujours pas pour qui voter. La menace des Républicains vient principalement d’Emmanuelle Haziza qui est selon un sympathisant socialiste « présente de partout, tous les jours ». 

  

« C’est maintenant », Najat Vallaud Belkacem veut motiver les jeunes

Si être député est un objectif pour elle, devenir maire de Villeurbanne n’est pas envisageable : « Non, Non ! Je suis contre le cumul des mandats. Je l’ai votée et je l’ai signée ». Tandis qu’un de ses soutiens rappelle qu’ « il y a le temps, 2017, 2018, 2019, 2020, c’est encore loin». Si elle refuse toute candidature à cette élection municipale durant son mandat de député, d’autres pensent ce costume fait pour elle.

Qu’en est-il des jeunes des quartiers ? Peu malheureusement s’intéressent aux législatives des circonscriptions. Najat Vallaud Belkacem s’exprime fermement : « C’est maintenant. Maintenant qu’il faut venir s’intéresser. Je comprends que le paysage politique soit embrouillé mais c’est justement l’occasion de venir comprendre et voter ».

Ne pas être passif, être acteur d’une vie politique qui a besoin de ses jeunes. Voter pour exister et montrer que les banlieues peuvent se soulever, ensemble.

 Dylan Munoz