L’isolement social est un fait banal. En France, en 2014, 1,5 million de personnes de plus de 75 ans en souffrent. Afin de lutter contre ceci, le projet MONALISA a été mis en place, notamment grâce à de nombreuses associations, comme les Petits Frères des Pauvres.

L’isolement social se produit lorsqu’une personne âgée est seule, sans accompagnement que ce soit familial ou professionnel. L’âgé se sent délaissé et dénigré et commence à ne plus rien faire par lui-même. De nombreuses personnes âgées l’expriment, comme Jeanne, résidente de la maison de retraite Le Verger, « cuisiner pour qui ? Tricoter pour qui ? Se laver et se faire belle pour qui ? ». Les conséquences sont terribles puisqu’elles commencent à perdre leurs capacités, comme le confirme Mélanie, infirmière, « l’isolement favorise la perte d’autonomie, par un manque de stimulations physiques et intellectuelles ».

Comme l’explique l’infirmière, « sans stimulation, il y a une entrée dans la dépression qui peut vite engendrer de grosses complications… ». La perte d’autonomie et de capacités engendrée par cet isolement amène également à des maladies, telles que l’Alzheimer. Ce n’est pas forcément la raison première de la pathologie mais ça peut devenir un facteur important. Christine, la fille de Madeleine, résidente au Verger, affirme qu’il faut « être présent pour lui parler de ses souvenirs et la rattacher au monde extérieur ».

 

“Ils ont du mal à accepter notre aide” 

 

Pour éviter que la situation se dégrade, plusieurs solutions sont possibles comme le raconte Ludivine, auxiliaire de vie, « soit les personnes âgées sont mises en maison de retraite ou bien c’est nous qui intervenons pour qu’elles soient toujours entourées ». Il est, tout de même, extrêmement important de laisser les âgés se débrouiller seuls quand ils en ont l’occasion, surtout que “c’est difficile pour eux de perdre leur autonomie“. Ludivine donne un exemple précis « je laisse la personne se débrouiller si je vois qu’elle en ait capable. S’il faut l’aider à se laver, je vais l’aider mais si je vois qu’elle peut se laver seule alors je la laisse faire tout en la surveillant ».

De la même façon, il est fondamental de stimuler une personne âgée pour qu’elle « garde le contact avec sa vie d’avant » comme l’explique Christine. C’est pour cette raison que lorsqu’elle lui rend visite, 3 fois par semaines, elles « parlent de la famille, des voisins ». Mélanie, infirmière, confirme que « les échanges oraux permettent de garder la mémoire, de garder une réflexion et de stimuler les émotions. Les sorties, promenades permettent de garder une certaine activité physique et relationnelle ». Elle ajoute être « certaine que le contact humain joue un rôle dans leur état de santé ».

Dans l’hexagone,1 personne sur 4 souffre d’isolement pour différentes raisons. La Fondation de France compte 5 millions de personnes en risque de solitude sociale, 23% ont plus de 75 ans. De multiples associations ont pour objectif de faire baisser ce pourcentage en les accompagnant chaque jour lors de nouvelles activités.