Depuis le mois d’octobre, Jacqueline Sirieix a repris la Présidence de la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) de Vaulx-en-Velin. Bénévole de l’ombre et engagée de longue date, elle a finalement accepté les feux des projecteurs avec une mission : “ne pas laisser tomber la MJC”.

Crédits : Ville de Vaulx-en-Velin

Vous êtes de la région ?

Je suis née dans la Haute Vienne, dans le 87. J’avais trois ou quatre ans quand je suis arrivée à Lyon. Je vivais à la Croix-Rousse en fait, même après mon mariage, puis je suis venue à Vaulx-en-Velin quand j’ai eu mon troisième enfant. A la Croix-Rousse, je n’étais pas encore dans une MJC parce qu’il n’y en avait pas près de chez moi.

Quand avez-vous rejoint la MJC ?

La MJC de Vaulx-en-Velin, j’y suis depuis une vingtaine d’années. D’abord en tant qu’administratrice, puis comme trésorière adjointe. J’ai toujours aimé le monde associatif, je suis dedans depuis que j’ai 20 ans. J’ai fait trésorière dans pas mal de trucs, dans mon comité d’entreprise et à la CGT. 1 Quand mes enfants sont entrés à l’école, j’ai adhéré à la FCPE, et j’y ai milité.

Un vrai parcours de militante, donc ! Vous êtes désormais présidente, comment ça s’est passé ?

Oui, depuis le mois d’octobre. J’ai toujours fait du bénévolat mais j’étais plutôt dans la discrétion, un peu derrière. Je préférais ne pas me montrer, ne pas me mettre en avant. Et puis pendant le confinement, alors que Michel Rocher ne pouvait pas continuer puisqu’il ne pouvait pas être à la mairie et à la MJC en même temps, j’ai beaucoup réfléchi et je me suis dit : “Si vraiment personne ne se propose, tant pis, je prendrai la présidence”. Je l’ai donc un peu fait par nécessité, parce que je sentais qu’il n’y avait personne ! Pour ne pas laisser tomber la MJC, parce que c’est quelque chose d’important pour un quartier. Et puis les gens de la MJC me poussaient un peu, ils me disaient “Ah Jacquotte ! Toi il y a longtemps que t’es là !” donc je me suis sentie un peu portée.

C’est quoi pour vous, le rôle de la MJC à Vaulx-en-Velin ?

Aller au devant des gens, les aider. Culturellement et sportivement, parce qu’on a un rôle d’accompagner, de rassembler, de faire les choses ensemble. Des jeunes, des moins jeunes, des plus jeunes, des plus vieux… c’est un lieu d’échanges, de rencontres ! En janvier, on a inauguré le café culturel qu’on a pas pu beaucoup utiliser, on voudrait aussi faire une salle d’ordinateurs pour que les jeunes puissent se connecter facilement. Nos projets sont tous dans un coin, même si on ne peut pas les sortir pour l’instant. Beaucoup de projets ont été annulés, on essaiera de les refaire cette année. On espère qu’en 2021, ça va redémarrer !

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  1.  Jacqueline Sirieix a notamment travaillé pendant 42 ans à la comptabilité et aux guichets de la CPAM du Rhône.