Victimes collatérales du coronavirus, les acteurs culturels se retrouvent aujourd’hui mal en point.  Le secteur peine à redémarrer et pour les aider à se relever, Florence Verney-Carron vice-présidente de la Région et déléguée à la Culture et au Patrimoine leur consacre un plan de sauvetage de 32 millions d’euros. Le Lyon Bondy Blog l’a rencontrée lors de sa conférence de presse du 30 Juin 2020.

Florence Verney-Carron le 30 juin 2020 au Mémorial Jean Moulin de Caluire-et-Cuire. Crédit photo : Raachidah Anrifou.

 

Avec le Covid-19, le secteur de la culture a été fortement impacté, en tant que Vice-Présidente de la Région, que comptez-vous mettre en place afin d’apporter votre soutien aux acteurs culturels ?

Dès les premiers festivals annulés, nous avons pris conscience de la difficulté que ça serait pour le milieu culturel de faire face à cette crise. Avec le Président de la Région Laurent Wauquiez, nous avons organisé une première réunion téléphonique réunissant plus de 25 acteurs culturels et représentants de l’ensemble des secteurs et des esthétiques c’est-à-dire à la fois le livre, le cinéma, le spectacle vivant et la danse dans le spectacle vivant et l’ensemble de ces acteurs ont fait part de leurs inquiétudes. Dès l’instant où nous avons eu ce premier constat, nous avons demandé au service culture de la Région d’appeler chaque acteur culturel pour voir à peu près dans quelle difficulté il se trouvait. Suite à cela, nous avons tout de suite mis en place un fonds d’urgence et un numéro d’urgence qui pouvait être appelé par chaque acteur culturel qui se trouvait en difficulté et nous avons pris une première série de mesures au tout début du confinement. Puis, nous avons eu une nouvelle réunion avec les acteurs culturels afin d’adapter nos dispositifs. Actuellement, nous sommes dans la troisième phase. C’est une phase où nous avons organisé avec les autres collectivités, des groupes de travail pour pouvoir permettre de trouver les financements pour accompagner le rebond de l’ensemble des activités culturelles dans notre région. 

 

Combien d’acteurs culturels avez-vous contacté ?

Nous avons contacté 1200 acteurs culturels au téléphone qui sont les 1200 acteurs culturels avec qui nous avons des liens de subventions. Nous avons envoyé plus de 1000 questionnaires et ces questionnaires nous ont donné un certain nombre d’indications chiffrées nous permettant de voir les difficultés qu’ils ont rencontrées et nous continuons de façon très étroite à la fois via les têtes de réseaux et via l’ensemble des représentations syndicales du secteur culturel. Ces groupes de travail qui ont été organisés vont permettre constamment d’avoir des retours des acteurs culturels sur l’évolution des difficultés qu’ils rencontrent ou des développements possibles et encourager toutes les idées nouvelles qui peuvent être trouvées comme on l’a fait pour le festival d’Annecy. Une nouvelle édition du festival d’Annecy s’est déroulé sur le net et il a été remarquablement suivi. 

 

Quelles sont vos attentes par rapport au plan de sauvetage que vous proposez aux acteurs culturels?

Ce que l’on veut c’est que personne ne soit sur le bord du chemin et qu’on ait pu accompagner tout le monde et spécialement les plus fragiles : les artistes et les créateurs. On veut que tout le monde puisse traverser cette crise, en sortir, grandir avec un certain nombre de leçons et se dire qu’on est tous ensemble pour faire face aux difficultés. Et, on sera là au niveau du rebond de demain. 

 

Suite à l’élection municipale et métropolitaine dans le Rhône, les Verts ont pris le pouvoir dans la région comment allez-vous collaborer avec Nathalie Perrin-Gilbert ?

Nous travaillerons comme avec l’ensemble des responsables en charge de la culture que ça soit des adjoints ou des vice-présidents puisque j’ai été en contact avec l’ensemble de ces acteurs sans avoir de soucis. On est dans une République et les élus ont l’habitude de collaborer ensemble pour le bien de l’ensemble de la communauté qu’ils défendent et en l’occurrence pour la culture. On va apprendre également à se connaître, il va y avoir un certain nombre de mesures et de discussions probablement mais il n’y aura absolument pas de soucis. 

 

Pour l’organisation du 8 décembre (la fête des Lumières) Grégory Doucet compte faire une fête de proximité, comment allez-vous faire pour assurer la sécurité des gens ?

Nous ne sommes pas en charge de la sécurité des citoyens dans les grandes manifestations, c’est la préfecture. Nous ne sommes pas du tout concernés par le 8 décembre.

 

Raachidah Anrifou