Sofia a rencontré Salima ce week end, en pleine émulation électorale…

Devant le consulat tunisien à Lyon ce samedi, tout le monde avait le sourire, des familles entières s’étaient déplacées pour ce rendez vous avec leur pays. J’ai tout d’abord cherché le bureau de vote, dans la rue maréchal Foch je demandais directement aux personnes où il se trouvait. Les gens me répondaient “là ou notre drapeau rouge est”.

Salima est une jeune mère de famille. Pour elle, ces élections ne sont pas comme les autres, c’est un événement historique car ‘’pour la première fois, on ne connaît pas les résultats à l’avance !’’
Malheureusement, elle ne sait pas comment faire son choix entre les différents partis, car aucun de donne de convictions claires, de projets pour un avenir certain, aucun ne se distingue des autres, tout lui parait flou.

Selon elle “ce qui est sûr c’est que les tunisiens ne voteront pas POUR un parti mais plutôt CONTRE un parti : celui des islamistes.

Elle n’éprouve pas d’optimisme et ne ressens aucune illusion lorsqu’elle me dit qu’elle sait qu’il n’y aura pas de situation stable avant un certain temps. Elles espère que le pays saura et créer un modèle de démocratie propre à la Tunisie.

‘’Il faudra avant tout s’occuper de l’éducation, montrer aux jeunes qu’il n’y a pas qu’en France qu’il y a un avenir certain, je veut qu’ils sachent là bas à quel point la vie est dure aussi dans le Nord’’.

‘’Je veux surtout que l’on arrête la victimisation de chacun,   nous devons cesser de trouver des excuses dans nos propres  erreurs en regardant ailleurs, nous ne devons plus avancer en remettant sans cesse la faute sur une chose que l’on ne peut maitriser.’’

Je la quitte sur ces mots : ’’c’est une fierté pour la Tunisie, et pour moi même, d’avoir été les premiers dans le monde arabe à s’être levés pour la liberté.’’

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