Les élections municipales et métropolitaines approchent à grands pas sur Lyon et les villes alentours. Le Lyon Bondy Blog a décidé de s’y atteler afin de vous proposer, différents articles sur ces fameuses élections. On sait, les municipales et les métropolitaines, ce n’est pas le sujet le plus sexy ni le plus simple à comprendre. Le LBB vous présente donc son guide, pour mieux vous accompagner dans ces élections. Car pour nous, il est essentiel de pouvoir rendre accessible à tous la compréhension du fonctionnement et les enjeux de ces élections.

Lyon est la troisième ville en termes de population derrière Paris et Marseille. En 2016, elle comptait 515 695 personnes selon l’INSEE. C’est par ailleurs une ville peu étendue avec une forte densité (>10,000 hab/km²). La population est majoritairement jeune, et les cadres sont sur-représentés par rapport aux autres catégories socio-professionnelles.

Sources : Insee, RP2016 exploitation complémentaire, géographie au 01/01/2019

En effet, le développement économique important de la ville a attiré de nombreux cadres et augmenté le prix des loyers : la ville connaît un phénomène de gentrification. Cela est par ailleurs un sujet important pour ses élections. Cependant, cela ne se passe pas de la même manière dans toute la ville. En effet, les quartiers de la ville qui se sont gentrifiés sont plutôt situés au centre (Guillotière, Jean Macé) où se situent les quartiers historiques (Pentes de la Croix-Rousse, Vieux Lyon). Cela a engendré un déplacement des familles les moins aisées dans la périphérie de la ville ou dans les alentours.

La ville de Lyon possède aussi des quartiers populaires en perte d’habitant comme La Duchère à l’ouest ou le quartier Mermoz à l’est. Ces secteurs, classés en « quartiers prioritaires », connaissent un taux de pauvreté respectivement 40,5% et 45% 2015 selon l’INSEE. Ces chiffres sont importants connaissant la moyenne nationale qui est de 14%.

D’autres quartiers sont en plein essor comme celui de Gerland, Part-dieu ou Vaise.

Une issue incertaine

C’est avec toutes ces données que vont se jouer les prochaines élections. D’un point de vue politique, beaucoup de changements, souvent d’étiquettes, se sont effectués aussi. Avec l’apparition du parti En marche, le PS, parti majoritaire en alliance avec EELV avec 48 sièges au conseil municipal en 2014, a éclaté. De nombreux élus, dont Gérard Collomb, sont passés dans le parti d’En Marche. Après trois mandats successifs, les différents parties et groupes politiques misent sur l’essoufflement de la ligne politique du maire sortant.

Crédits Maël Coustes/Lyon Bondy Blog

Comme pour les élections métropolitaines, il faudra donc prendre aussi en compte la fracture entre Collomb et Kimelfeld. À l’heure actuelle, une liste étiquetée LREM pourrait être soutenue par Fouziya Bouzerda , et une liste dissidente souhaite être portée par George Képénékian.

À gauche, le Conseil Fédéral de la fédération du Rhône du Parti socialiste a ratifié le 20 décembre la proposition d’accord présentée pour les élections municipales de Lyon et les élections métropolitaines de mars 2020. Elle réunit sous la liste « La Gauche Unie » le PS, le PCFLa Manufacture de la CitéPlace PubliqueNouvelle Donne et Génération.s autour de Sandrine Runel pour Lyon. Une seconde liste d’union sera aussi de la partie avec “Lyon en commun” qui réunit avec Nathalie Perrin Gilbert : la France Insoumise, le GRAM Métropole et Ensemble!.

Le parti écologiste, du fait de sa percée pour les élections européennes, part pour l’instant seul. Tout du moins au premier tour.

La droite, quant à elle, reste divisée. Les Républicains ont propulsé Étienne Blanc en chef de file. Pour le Rassemblement National, c’est Agnès Marion qui part pour la mairie, en alliance avec le PCD.