L’activité des adultes est connue du grand public : mendicité, fouille des poubelles… mais de travail. La question qui demeure la plus importante est celle du pourquoi ?

adulte camps romsLes parents ne peuvent pas travailler du fait d’une restriction de la loi. Elle prévoit une obligation de l’employeur à verser 700 euros de taxe supplémentaire s’il veut embaucher une personnes étrangère à l’Union des 25, soit d’Ukraine ou de Roumanie. De plus, pour pouvoir travailler, un Rom doit obtenir un titre de travail qu’il demande à la préfecture. En moyenne, il l’obtient au bout de 3 à 8 mois. Mais ne pouvant travailler durant cette période, il est placé en situation irrégulière et expulsable après trois mois. La France peut en effet expulser de son territoire tout étranger dans une situation précaire, soit moins de 500 euros pour vivre par mois. C’est l’histoire du serpent qui se mord la queue.

 

Une solution de survie

Pour palier ce manque de travail ou d’argent, les parents passent leurs journées, pour les hommes (les enfants de plus de 13 ans et père de familles), à fouiller les poubelles de l’agglomération lyonnaise. Cette pratique vise à trouver tout ce qui peut leur servir. Non pas à vivre, mais à survivre. Car dans ces conditions, on parle de récupération de nourritures avariées et de vaisselles usées. Cela pose de gros problèmes d’hygiènes et de transit intestinal, notamment chez les enfants, sachant que les Roms sont des êtres humains et aucun être humain ne peut s’habituer à manger dans de telles conditions, contrairement à ce que l’on peut entendre. Pour certaines personnes, malheureusement, « ces gens-là  s’accommodent par habitude culturelle », de la misère comme une seconde nature en quelque sorte… Cette pratique leur permet en outre de trouver des matériaux de construction de leurs  maisonnettes, de revendre les objets en fers aux différents organismes de récupération et de recyclage des métaux.

Une mendicité essentiellement féminine

Les femmes, c’est à dire les filles de plus de 13 ans ainsi que les mères de familles, mendient sur les places publiques les plus fréquentées, en compagnie des enfants les plus petits pour générer plus de dons. Ce qui nous a le plus choqué n’est pas cette pratique, car elle est connue de tous, mais surtout le fait que certaines filles pré-ado de 10 à 15 ans pratiquent la même mendicité en s’occupant d’enfants, voire de nourrissons. Des enfants s’occupant d’enfants toute la journée en somme, livrés à eux-mêmes, dans une gare ou devant un centre commercial. Alors qu’à cet âge on reste avant tout un enfant. Dès lors on peut mesurer le choc psychologique que cela peut engendrer.

La rédaction

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