Aurélie Cominardi, jeune Rilliarde de 24 ans, gagne en notoriété dans le monde très fermé du maquillage. Auto entrepreneur depuis 2 ans, cette dernière est une pépite du maquillage, un rêve d’enfant.

Ce mètre 67, c’est ce délectable mariage entre le pinceau et le corps. La symbiose parfaite entre ce que le modèle possède de plus intime et ce que l’artiste possède de plus précieux. L’enivrante douceur d’un trait, d’une courbe, d’une caresse artistique. Quand ce visage juvénile aux yeux noisette se replonge dans ses souvenirs d’enfance, c’est un monde de couleurs et de senteurs qui s’échappent de son regard. « Je sens encore l’odeur de la poudre de maquillage, et celles des perruques dans l’Opéra de Lyon où j’ai fait un de mes premiers stages maquillages. Les lumières rouges qui s’illuminent, signe que la nuit vient de tomber». Coté impressionnant, voire angoissant, chaque voix de soliste qui s’entraînent, chaque son de rideaux qui tombent sur la scène résonnent encore dans ses oreilles comme un nécessaire retour à ce travail qui l’a fait tant rêver. La page de l’opéra n’aura durée que quelques semaines mais restera gravée dans sa tête.

Son père, tireur d’élite dans l’armée et maître de combat lui a transmit non pas le goût des armes, mais celui du dessin et de la peinture. Talent qu’elle a su garder au bout de ses doigts pour figer sur un visage, un corps les traces d’un pinceau ou d’un feutre. Avec ce but non dissimulé de pouvoir un jour ouvrir son propre magasin de maquillage.

« Avec seulement 500 euros de recette par mois et un crédit étudiant à rembourser c’était compliqué ».

Diplômée en maquillage artistique et en coiffure studio à l’école Peyrefitte, Aurélie a d’abord fait face aux soucis de pouvoir payer son loyer et de rembourser son prêt étudiant. « J’ai commencé par faire 6 mois en entrepreneuriat mais avec seulement 500 euros par mois et un crédit étudiant à rembourser c’était compliqué ». C’est alors que l’enseigne de vêtement Promod l’a contactée et lui propose une occasion en or, « une formation supplémentaire en vente pour pouvoir étendre mon domaine de compétence. Allier vente et maquillage était devenu mon but ». Elle laisse alors pour l’heure le maquillage pour se consacrer à son nouveau travail sans oublier son but ultime.

Avec une centaine de maquilleuses diplômées supplémentaires chaque année dans la région lyonnaise, les occasions font vache maigre, il faut alors développer ses talents. « Les demandes ça va ça vient. Personne n’est attitré à personne dans ce milieu ». Cette passionnée enchaîne alors les contrats ponctuels, petites campagnes de pubs, les maquillages à domiciles pour des événements divers et variés, afin de toujours garder un lien avec ce monde.

« In Style USA, m’a contacté pour me dire qu’il me suivait de près ».

« La réaction des gens quand ils se voient dans le miroir me marque chaque fois », poursuit Aurélie. S’exprimer, sublimer le modèle sur des ateliers comme le Body Painting l’a met en joie. Son Instagram présente ses différentes créations et c’est, non sans surprise, que « In Style USA, un magazine de mode, m’a contacté pour me dire qu’il me suivait de près ». L’année 2017 devient l’année de tous les défis, se faire engager dans une boutique de maquillage reconnue, enseigner son savoir à de nouveaux apprentis et pourquoi pas s’ouvrir à l’international. L’herbe étant toujours plus verte ailleurs.