La MJC Montplaisir a accueilli lundi après-midi deux de nos journalistes pour un atelier d’écriture.  Sept jeunes âgés de 14 à 16 ans, accompagnés de leur animateur Mounir, se sont initiés aux rudiments du  journalisme.

Après de courtes présentations, les adolescents prennent en main leur stylo et s’initie à la vie journalistique en s’appropriant peu à peu les différents articles distribués. Chacun lit, entoure, encadre les éléments : titre, chapô, sur-titre … tout y passe. Ils sont fiers de présenter leur travail à leurs amis. Ces jeunes s’intéressent rapidement aux articles proposés, notamment l’article de RTL relatant le vote original d’un électeur ayant laissé un billet de 50 euros dans son bulletin avec écrit dessus « Pour Penelope ». Un sujet d’actualité qui les a fait rire mais qui leur a aussi permis de s’intéresser à un monde dont ils n’entendent parler qu’à travers les réseaux sociaux. « Mais pourquoi il a fait ça ? il a quand même perdu de l’argent » s’exclame un des jeunes. Une question qui a suscité une vive animation.

Tous, ou presque, viennent à la MJC depuis leur plus jeune âge.

« Il y en a, ça fait 6, voire 7 ans, que je les connais. Ils sont là pendant la plupart de leur période de vacances » confie Mounir. Ces adolescents ont un rapport partiel avec l’information et les journaux. Ils n’en lisent pas ou vraiment très peu, et leurs sources d’informations sont Facebook ou alors la radio avec Skyrock pour l’un d’entre eux. Selon ces jeunes, « la presse est utile quand il y a des sujets importants comme les attentats » disent-ils. Ils sont très peu à avoir suivi les résultats du premier tour de l’élection présidentielle. Un moyen de les informer par cette initiation.

Pourtant, maintenant, c’est à eux de s’exprimer. Certains rechignent un peu, ils préfèrent l’oral. Ils écrivent quelques mots sur divers sujets : football, rap, politique, basket… Ils cherchent les informations, structurent leurs pensées. Compliqué de se lancer dans un domaine dont ils ne connaissent les bases que depuis peu. Plusieurs parmi les collégiens se prêtent au jeu et la trame des articles apparaît au fur à mesure sur leurs papiers. À la fin de la séance, chacun présente son travail. L’un d’eux s’interroge sur l’absence de ces cours d’initiation au collège ou au lycée : « Ça nous permettrai de mieux comprendre les articles ».

En deux heures, impossible de les faire devenir des journalistes professionnels, mais leur faire découvrir le métier qui se cache derrière les journaux que lisent surement leurs parents. Une initiation qui leur a donné les clés pour mieux décrypter les médias dans ce monde où l’information est immédiate et permanente.