Lors du débat organisé avec quatre des candidats pour la mairie de Lyon le 24 février, Gregory Doucet n’a pas fermé la porte à Anaïs Belouassa-Cherifi, pour un éventuel regroupement ou rapprochement au vu d’un second tour face notamment à Jean-Michel Aulas.
L’Est lyonnais à travers les communes de Villeurbanne, Vaulx-en-Velin, et Vénissieux, fait l’objet de batailles au sein de cette gauche désunie, notamment entre LFI et le PS, qui reflètent les divergences idéologiques et stratégiques qui ont amené à une fracture irréparable.
Le PS, essaye des rapprochements avec le bloc central de l’ancienne majorité présidentielle pour tenter de s’émanciper de son grand frère LFI.
Pour rappel, lors des dernières législatives en 2024, sous l’étiquette du NFP, des candidats insoumis ont été élus dans les 6ème, 7ème et 14ème circonscription du Rhône, qui couvrent les communes qui composent les 3V. Le Parti Socialiste doit donc absolument garder ses fiefs historiques et stratégiques et doit aider le PCF sur la commune de Vénissieux. Les différentes alliances des socialistes dans l’est lyonnais ont pour objectif de limiter les dégâts dans ces communes pour ne pas perdre leur ancrage historique dans ces communes et ne pas perdre trop gros à l’issue de ces élections municipales et métropolitaines.
Au-delà de la mairie lyonnaise, ces communes pèsent dans la métropole, à commencer par Vaulx-en-Velin, bastion d’Hélène Geoffroy, principale opposante nationale à l’alliance avec la FI. Elle incarne parfaitement cette gauche libérale qui s’est rapprochée du centre. Lors des dernières législatives, LFI a réalisé de très bon scores sur sa commune, et revendique maintenant la mairie.
A Vénissieux, fief historique du PCF depuis 1935, incarné à la mairie par Michèle Picard, est assiégé par la France Insoumise, notamment par la figure d’Idir Boumertit ancien adjoint à la mairie et député de la circonscription qui se verrait bien reprendre la mairie en ses couleurs.
Villeurbanne, reste la commune la plus importante des trois, tant en termes stratégique, que symbolique. Là aussi, le candidat insoumis a remporté les dernières législatives, dans une commune qui faisait l’ADN socialiste et dictait la ligne à suivre. Bien que Cédric Van Styvendael ait toujours tenté de composer avec les différents courants de la gauche, les Insoumis seront absents de sa liste pour le premier tour de ces municipales 2026.
Les conséquences de ce combat interne à la gauche dans l’Est Lyonnais auront (ou pas) des répercussions bien réelles sur la métropole lyonnaise.
Pour le savoir, résultat le 15 mars prochain dans les urnes.





