Affaire Quentin Deranque : l’enquête suit son cours

À Lyon, alors que de nombreuses vidéos circulent dans les médias sur l’agression de Quentin Deranque, jeune militant proche du collectif identitaire Némésis, le procureur de Lyon, Thierry Dran, s’est présenté devant les journalistes ce lundi 16 février. Une enquête pour homicide volontaire et violences aggravées a été engagée.

Pour rappel, les événements se sont déroulés jeudi dernier, en marge d’une conférence de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Le groupe Némésis était venu manifester contre la venue de l’eurodéputée insoumise, en arborant une bannière « Islamo-gauchistes hors de nos facs ». Des bousculades et des prises à partie ont éclaté entre le groupe Némésis et des étudiants venus assister à la conférence. Plus tard, un groupe d’individus a été aperçu rue Victor-Lagrange en train de rouer de coups des étudiants. Des vidéos diffusées sur TF1 montrent une séquence d’une rare violence. Trois hommes à terre sont violemment tabassés par au moins six autres individus. Deux des hommes au sol parviennent finalement à s’échapper. Le troisième reste sur le trottoir, immobile : cet homme s’avère être Quentin Deranque. Il sera retrouvé plus tard conscient par ses amis militants. Alors qu’ils le ramenaient chez lui, son état se dégrade et, plus tard dans la soirée, il est amené à l’hôpital Édouard-Herriot par les pompiers. Il est mort des suites de ses blessures le samedi 14 février. Le collectif identitaire Némésis a affirmé que Quentin Deranque faisait partie de son service de sécurité dans le cadre de cette action destinée à perturber la conférence de l’eurodéputée.

Au tribunal de Lyon aujourd’hui, le procureur a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « homicide volontaire, coups mortels aggravés et violences aggravées ». L’autopsie du jeune homme aurait révélé de nombreuses lésions à la tête et un traumatisme crânien. « Le pronostic vital de Quentin Deranque était largement engagé à son arrivée à l’hôpital ce jeudi », a répété le procureur de Lyon. Aucune interpellation n’a pour le moment eu lieu et aucun groupe d’individus n’a été identifié. Une quinzaine d’individus a d’ores et déjà été interrogée par les enquêteurs, parmi lesquels des victimes de cet affrontement et des témoins directs. L’enquête suit son cours.

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