La France traverse une période caniculaire et plusieurs départements sont placés en vigilance orange. Face à ce phénomène, sommes-nous tous logés à la même enseigne ? Retour, en enquête, au cœur de cette fracture sociale.
En 2003, la France est marquée par l’un de ses étés les plus chauds, qui a causé la mort de 15.000 personnes. Dans ce contexte, Chirac avait tenu un discours quelques mois plus tôt, avec cette célèbre phrase : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » lors du sommet de la terre de Johannesburg. Aujourd’hui, ce discours résonne encore face à l’ampleur qu’a prise le phénomène caniculaire qu’il n’est plus possible de nier. L’été dernier, la France avait subi quatre vagues de chaleur consécutives, causant la mort de 5.700 personnes selon les données de Santé Publique France.
Pourtant, selon certains, comme Yann Barthès, animateur de l’émission Quotidien, qui estime que tous les Français sont logés à la même enseigne face à la canicule. Alors que la chaleur est un fort vecteur d’inégalités au sein de la société, comme le souligne la climatologue Valérie Masson-Delmotte en pointant le fait que celles-ci touchent davantage les personnes les plus fragiles de la population : personnes âgées, enfants, femmes enceintes. À cela s’ajoute l’inégalité vis-à-vis des logements qui sont souvent mal isolés, faisant plus chaud à l’intérieur qu’a l’extérieur, ce qui impacte de nombreuses familles et étudiants. Face à cette problématique, des mesures plus concrètes doivent être mises en place pour remédier à ces inégalités.





