Devant près de 800 personnes réunies au Sucre, jauge maximale atteinte, le maire sortant de Lyon et candidat à sa réélection, Grégory Doucet, a prononcé un long discours de campagne. Environ 200 sympathisants supplémentaires n’ont pu accéder à la salle avant la fermeture des portes.
Le Sucre, lieu culturel emblématique de la Confluence, affichait complet pour ce meeting de l’Union de la gauche et des écologistes. Dans une salle pleine, Grégory Doucet a pris la parole en tant que candidat à la mairie de Lyon, inscrivant son intervention dans un contexte politique qu’il a qualifié d’« inédit » et de « déterminant » pour l’avenir de la ville.
Le meeting a réuni l’essentiel de la gauche lyonnaise, à l’exception notable des Insoumis qui partiront seul au premier tour . Parmi les figures présentes, Amine Kessaci jeune militant politique engagé dans la lutte contre le narco-trafic à Marseille, Sandrine Runel, députée PS de la 4ème circonscription du Rhône, ainsi que Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon. Leur présence a symbolisé le soutien collectif des écologistes, des socialistes, la gauche rassemblée et des représentants de la société civile soutenant le projet porté par le maire sortant Grégory Doucet.
Dès l’ouverture de son discours, Grégory Doucet a insisté sur la portée symbolique du lieu, évoquant la culture, la liberté d’expression et l’égalité comme des piliers de l’identité lyonnaise. Il a également rappelé le calendrier électoral à venir, soulignant une élection municipale marquée par un mode de scrutin particulier et par un contexte national et international jugé instable.
Une large partie de son intervention a été consacrée aux enjeux climatiques. Grégory Doucet a évoqué les effets déjà perceptibles du réchauffement à Lyon, notamment les épisodes de fortes chaleurs, et a défendu l’adaptation de la ville comme une « responsabilité » des collectivités locales. Il a relié cette question environnementale à des enjeux de justice sociale, estimant que les conséquences du changement climatique touchent de manière inégale les habitants.

Le candidat est également revenu sur les orientations prises depuis le début de son mandat, mettant en avant une action municipale articulée autour de l’intérêt général, de la solidarité et de l’écologie. Il a cité l’éducation, la sécurité, le logement et l’accès aux services publics comme des priorités structurantes de son projet. Sur le logement, il a notamment insisté sur la volonté de renforcer les dispositifs permettant l’accès à des logements abordables et de maintenir un encadrement des loyers à Lyon.
Tout au long de son discours, Grégory Doucet a multiplié les références aux valeurs républicaines et à l’histoire politique de la ville, évoquant une vision de Lyon « inclusive », « protectrice » et « solidaire ». Il a également souligné l’importance de la sécurité, entendue à la fois comme protection des personnes et des biens et comme condition d’un cadre de vie apaisé dans les quartiers.

Ce meeting, organisé dans une salle comble, a marqué une étape visible de la campagne municipale du maire sortant. En rassemblant plusieurs centaines de personnes et en laissant une partie du public à l’extérieur faute de place, l’événement a illustré la mobilisation autour de cette prise de parole. La présence conjointe des principaux représentants de la gauche lyonnaise, à l’exception de La France insoumise, a donné le ton d’une campagne fondée sur l’unité des écologistes et de leurs partenaires socialistes autour du bilan et des orientations portées par Grégory Doucet pour la prochaine échéance municipale.




