Le festival « La chose publique » a pris fin ce samedi 25 novembre.

Logo du festival « La chose publique ». Crédit Villa Gillet.

Logo du festival « La chose publique ». Crédit Villa Gillet.

Dix-huit mois après le brexit, un nouveau souffle d’optimiste semble avoir atteint les pays de l’Union européenne. C’est en tout cas ce qu’affirme la Commission européenne avec son dernier eurobaromètre. C’était dans ce contexte que la Villa Gillet organisait la deuxième édition de « La chose publique », véritable festival d’idées ayant pour thème cette année les nouvelles perspectives européennes. Les festivités se déroulaient dans des lieux emblématiques de Lyon et sur toute de l’agglomération. L’accent était donc mis sur la participation citoyenne et la pluralité des idées. Après dix jours de rencontres, de discussions et de débats, les résultats sont plutôt mitigés.

Les différentes conférences devaient permettre un dialogue entre les analystes, philosophes, économistes, géographes et le public. Ce dernier étant relégué au simple rôle de spectateur, en opposition nette avec les « acteurs » du débat, cet échange n’a pas eu lieu . Cette interaction entre les deux partis se résumant à de courtes sessions de questions-réponses en fin de conférence, la participation citoyenne est restée très limitée. La frustration du public était palpable, en témoigne le commentaire d’une spectatrice : « donnez de la voix au citoyens, on ne veut pas entendre que les spécialistes ».

Tout n’est cependant pas à jeter. D’autres rencontres, en plus petit comité, ont été organisées dans différentes bibliothèques et médiathèques du Grand Lyon. C’est dans ce contexte que des échanges d’idées pertinentes et un dialogue constructif ont pu avoir lieu. Les auteurs et professeurs interagissaient directement avec le public afin de créer un environnement propice à la conversation. C’est lorsque les participants laissent leur étiquette de côté et se retrouvent tous dans un effort de partage que le festival prend tout son sens.

Le festival n’a pas atteint son objectif de créer une discussion citoyenne. En plaçant l’humain en bordure des événements, la Villa Gillet ne fait que perdurer un système qui prive les citoyens de parole. Sans recentrer les célébrations sur les participants, il semble difficile de rendre la chose réellement publique.

Pour (ré)écouter les différentes conférences, cliquez ici.

Adrien AAZZAB

La rédaction

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