La soirée électorale du parti Les Républicains n’a abouti qu’à une certitude. Alexandre Vincendet, maire de Rillieux-la-Pape, a succéder à son mentor Philippe Cochet à la tête de la fédération du Rhône. Son objectif  est de ravir la mairie et la Métropole.

 

Le scrutin national du parti Les Républicains, organisé en ligne et dans 8 bureaux de votes dans le département, a connu quelques manqués. Le parti a pris ses précautions ; un prestataire unique a vérifié l’ensemble des résultats. Le but est d’éviter à tout prix une crise à l’image du duel Coppé / Fillon  entaché de soupçons de fraude.

Alexandre Vincendet (à droite) et Patrice Verchère, député qui a renoncé à se présenter à l’élection. Crédit Photo : Hugo Dervissoglou / Lyon Bondy Blog.

 

Les ambitions d’Alexandre Vincendet

L’édile de Rillieux-la-Pape, Alexandre Vincendet, s’est montré enthousiaste malgré ce contre-temps. Il  mise sur le rassemblement des élus locaux. « Nos objectifs ce sont les élections municipales et la Métropole » martèle-t-il. Deux échéances qui auront lieux en 2020. Alexandre Vincendet souhaite tendre la main aux autres maires : « la Métropole doit-être un accélérateur pour les banlieues et non un centre-ville qui aspire les moyens ». L’exemple donné par l’élu est la zone à faibles émissions (ZFE) qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2019. La Métropole de Lyon fait partie des 15 collectivités locales qui interdiront progressivement la circulation des véhicules les plus polluants. La zone englobe l’ensemble des 9 arrondissements lyonnais et une partie des villes limitrophes de Bron, Caluire-et-Cuire et de Vénissieux. Alexandre Vincendet regrette que le centre de Lyon soit l’unique pilier de l’organisation.

Une baisse de 50% des adhésions depuis 2007

« Nous avons gagné 4 sièges sur 6 aux sénatoriales, les régionales, les européennes avant l’accident de 2017. C’est une preuve que cette fédération est solide.  » C’est par ces mots qu’Alexandre Vincendet a introduit son plan de bataille pour  la mairie et de la Métropole. Il a appelé à l’unité les personnes présentes et souhaite partir à la recherche de nouveaux militants : « En 2007, nous comptions 11 000 adhérents dans le département. Nous en avons perdu la moitié et nous devons comprendre pourquoi ». Il en a profité pour s’attaquer au Président de la République et à sa politique territoriale : « J’ai fait le choix de l’élu local plutôt que du banquier de Rothschild, issu de l’énarchie, car personne ne les défend ». Le natif d’Ambérieu-en-Bugey a également exprimé son souhait de voir Laurent Wauquiez nommer le candidat du parti, à la mairie être nommé avant la fin de l ‘année.