Le Lyon natation métropole poursuit sa préparation pour les championnats de France à Rennes, mi-avril.  Reportage au centre nautique Tony-Bertrand (Lyon 7ème) où les jeunes nageurs et nageuses s’entraînent en vue de l’échéance.

Il est 17h30 sur les quais du Rhône lorsqu’une dizaine de jeunes nageurs, garçons et filles confondus, se jettent à l’eau. Ils sont membres de la section élite du Lyon Natation métropole dont la majorité des membres est âgée de 17 à 20 ans. Sur les deux couloirs les plus proches du fleuve, ils commencent à enchaîner les longueurs de crawl et de dos,  palmes aux pieds.

Des entraînements intensifs

Sous le regard de leur entraîneur principal Stéphane de Battisti, ils préparent les championnats de France grand bassin, qui auront lieu à Rennes à la mi-avril. Comme le judo, la natation ne permet pas d’accéder à un statut de sportif professionnel, la grande majorité des revenues meilleurs athlètes proviennent des contrats de sponsoring voire des primes. Pourtant ces athlètes passent entre 15 heures et 20 heures dans l’eau chaque semaine, matin et soir, auxquelles s’ajoutent la préparation physique indispensable.

« On ne peut pas choisir entre la puissance et la technique en natation. Il y a trop de contraintes liées à l’élément », répond Stéphane de Battisti lorsqu’on l’interroge sur sa stratégie sportive. Une stratégie qui payante en fin d’année dernière lors des championnats de France en petit bassin, disputés à Montpellier. Laura Paquit (23 ans) avait remporté la médaille d’argent sur 200m brasse en battant son record personnel.

 

La natation, sport-passion

Pour la plupart des nageurs, ce sport est une longue histoire. Pour Lucile Frappé,cela a commencé il y a une quinzaine d’années.  « Je nage neuf fois par semaine en ce moment.Ça me détend, les compétitions me permettentde me vider la tête » déclare la jeune fille de 20 ans.

Sur la ligne d’eau voisine un de ses collègues raconte avoir attrapé le virus de la nage très jeune, il y a 14 ans. « Mes parents m’ont inscrit à l’âge de 3 ans dans un stage. J’ai adoré ça », raconte-t-il. À17 ans, il nourrit déjà de solides ambitions : « je vise une place en finale A [dans les 8 meilleurs temps, ndlr]chez les grands et une place sur le podium dans ma catégorie ».

Des ambitions sur lesquelles l’entraîneur a réagi : « on a toujours dans un coin de la tête des objectifs chiffrés,notamment en nombre de finales A et B et dans l’idéal des podiums. On espère une nouvelle médaille en avril ».

Propos recueillis par Hugo Dervissoglou et L.P. (Lyon Bondy Blog).

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