Ayant rassemblé la gauche à Villeurbanne, Cédric Van Styvendael est candidat pour la mairie cette année. Tête de file de Villeurbanne en Commun et protégé de Jean-Paul Bret, le Lyon Bondy Blog l’a rencontré.

 

Pourquoi vous êtes-vous lancé dans ces élections et pourquoi Villeurbanne ?

Il est vrai que je n’ai jamais fait de politique avant, au sens de mandat électif. Cela fait dix ans que je travaille dans un organisme de logement social. A travers cette organisme j’ai fait pas mal de chose. Bien sûr j’ai construit des logements, de la réhabilitation, mais on s’est aussi beaucoup engagé sur un certain nombre de quartier, avec les habitants, autour de tout ce qui peut environner le logement : les questions de cultures, d’accès à l’alimentation, et de projets autour de la santé. Il est vrai qu’à un moment, il y a eu quelque chose de l’ordre d’un intérêt extrêmement fort en se disant : est-ce que la ville finalement n’est pas un endroit où l’on peut changer les choses et les faire bouger ?
En parallèle je suis président de la Fédération du logement social au niveau européen, ce qui représente 26 millions de logement sociaux. J’ai la chance ces trois dernières années de me déplacer pas mal et de rencontrer pas mal de maires d’un certain nombre de capitales européennes, et je me suis rendu compte que c’était un endroit où l’on pouvait vraiment changer les choses avec des politiques de terrain concrète.
Je travaille aussi depuis 10 ans avec Jean-Paul Bret, qui était le président de l’organisme que je dirigeais, c’est une personne pour qui j’ai un profond respect et même une forme d’admiration sur la manière dont il a conduit ses mandats ou sur la manière dont il s’est engagé en politique. Cela a été un des premiers à ne pas faire de cumul, à faire en sorte que la parité homme-femme soit appliquée et respectée. Je considère qu’il a su s’arrêter à temps mais ne me fait pas dire autre chose que cela.
Cela a été les éléments déclencheurs. J’habite Villeurbanne depuis 16 ans. Je m’y suis installé avec mes enfants en 2003. C’est une ville pour laquelle j’ai un profond attachement. Alors, souvent c’est une ville où on arrive par hasard, poussé par les prix de l’immobilier, mais à laquelle on s’attache vite : par la manière dont elle aborde la culture, le vivre ensemble, et ses efforts pour les questions d’éducation. C’est une ville qui est singulière. Et c’est cette singularité qui m’intéresse plus que le côté village gaulois que l’on veut lui donner dans la Métropole.

Avez-vous fait part de votre décision de vous engager à Jean-Paul Bret ?

Je suis toujours quelqu’un qui dit les choses franchement, ça a été un échange. Il le dit lui-même : “je l’ai encouragé”. C’est quelque chose de cette nature-là. Il m’a entendu parfois dire que je trouve que ce qu’il faisait avec son équipe était important et que ça m’intéressait. Ce sont plutôt des échanges. Quand on construit ce type de projet, on ne se lance pas comme ça. D’autres m’ont parlé, car je suis présent sur Villeurbanne, j’ai développé pas mal de projets comme l’Autre-Soie. Ça a était développé avec le CCO, c’est un gros acteur culturel et on essaie de construire un nouveau morceau de ville ici.

Pour ces élections, Jean-Paul Bret ne se représente pas. Compte t’il se mettre en retrait ou participer un peu ?

Il est pour le moment actif, dans le sens où il a fait le choix d’afficher clairement un soutien à ce que je représente et à l’équipe que nous sommes en train de conduire. Je ne parle pas pour lui et je ne le ferai pas, mais je peux répéter ce qu’il a dit. Il a dit qu’il était extrêmement fier du rassemblement de la gauche qu’on a réussi à Villeurbanne. On est quand même les premiers à faire cette alliance aussi large sur ce territoire. Je crois qu’il suit avec beaucoup d’attention ce que l’on propose et ce que l’on construit pour cette ville aujourd’hui. Je sais que dans ce soutien, il a cette question d’héritage. Ce n’est pas quelque chose que l’on peut prendre. Je l’ai déjà dit, d’une manière un peu plus provocante, Villeurbanne n’est pas à prendre ni à vendre, cette ville s’apprivoise. Ce n’est pas une ville dont on décide de faire un trophée de chasse comme si la politique était un safari. Il faut qu’on en comprenne les différentes aspirations qui sont nombreuses aujourd’hui et assez hétérogènes. On nous dit qu’il faut que le prix des logements baisse, mais qu’il faut également arrêter de construire, qu’il faut plus de sécurité mais que l’on n’est pas fan des pertes des libertés individuelles avec la vidéosurveillance… C’est ça qui fait la richesse de la politique. Cette forme d’injonction contradictoire, où on veut tout mais pas les inconvénients qui vont avec.
Jean-Paul Bret est dans la campagne, il participe avec moi à un certain nombre d’événements. Il nous arrive de tracter ensemble. Je crois que son soutien est clair et franc. Je crois qu’il est comme ça car il a dit clairement qu’il arrêtait. Il est en train de tourner la page.

Selon vous, comment pourrait se gérer la relation entre le président de la métropole et le maire de Villeurbanne ? Villeurbanne est-elle soluble dans la métropole ?

Pour la relation de la ville de Villeurbanne avec le président de la métropole, il n’y a aucune raison que cela se passe mal. Ça va dépendre aussi de la manière dont le ou la présidente va nous proposer de diriger cette métropole. Il est sûr que si on reste sur le modèle de l’ancien président de la métropole, qui d’abord construit la métropole sur une forme de déni démocratique, ça n’ira pas. Si le ou la prochaine présidente se met dans cette logique, il sûr que ça se passerait mal. Cependant, s’il ou elle se met dans une logique de se dire que ce territoire et cette concentration de pouvoirs entre les questions liées à l’urbain et à l’humain, sont au service des communes pour développer des politiques publiques qui les rapprochent de ses habitants, tout ira bien. On a tout ce travail-là à engager avec la métropole et ses services pour faire en sorte qu’elle soit au service de politiques qui sont au plus proche des habitants. Je suis persuadé que c’est ce que fera le candidat que je soutiens à la métropole, à savoir Renaud Payre. On est dans cette construction qui laisse de la place aux communes, pas pour faire une politique communaliste, mais si on leur redit qu’elles ont du poids et du pouvoir, qu’elles peuvent prendre un certain angle de décision pour leur territoire, j’aurai des bonnes relations avec le président de la métropole. Si on continue à en faire quelque chose qui ressemble à du jacobinisme sauce lyonnaise, ça ne m’intéresse pas. Si c’est concentrer tous les pouvoirs entre deux seules mains à l’Hôtel de la Métropole, ça ne m’intéresse pas. Cette manière de diriger manque de modernité.
Si la métropole devait se poser la question du devenir des villes, si elle les absorbe ou pas, elle se tromperait. La ville reste un des derniers lieux d’inscriptions et de sentiments d’appartenance des citoyennes et des citoyens. C’est le dernier endroit où on se sent de cet endroit-là, c’est la ville ou le village. C’est de ces sentiments d’appartenance qu’on se sent d’une histoire, d’un récit et de pratiques démocratiques. Plus on va éloigner cela des citoyens, moins ils vont se sentir un intérêt ou lien à cela, et moins ils vont voter et participer. Cela est extrêmement dangereux.

Selon vous, quels sont les chantiers prioritaires à Villeurbanne ? Comment financer ces projets-là ?

Les chantiers prioritaires à Villeurbanne sont nombreux. Ce que l’on a recueilli comme avis des habitants depuis mars dernier, ce sont plusieurs choses qui reviennent fortement, comme la question de la sécurité. Elle revient en force à Villeurbanne, toutes et tous l’évoque. C’est une première priorité. Ce que je veux dire, c’est qu’entre 2008 et 2018, Villeurbanne est une ville qui a pris 10 000 habitants. Dans le même temps, elle a perdu 150 fonctionnaires de police nationale. Il ne faut pas me dire que c’est la ville qui a mal géré les questions de sécurité quand les effectifs de police ont autant diminué, quand on a un gouvernement qui a supprimé la police de proximité. On n’a pas assez de présence policière à Villeurbanne, ce n’est de ma responsabilité ; mais c’est ma responsabilité que d’interpeller le gouvernement et le ministre en charge de ces questions. On ne va pas rien faire pour autant. Il faut effectivement renforcer les effectifs de police municipale, et on le fera de 50% sur la durée du mandat. Pas juste pour les augmenter, mais parce que l’on pense qu’on a besoin d’une présence humaine de proximité. On créera deux commissariats de proximité de police municipale. Un au Tonkin et un autre à Grandclément, qui sont deux quartiers avec une population importante sur lesquels on a des dysfonctionnements assez importants. Ça ne va pas régler les trafics de drogue, mais on fait le pari qu’une présence humaine d’îlotage régulière va quand même amener un certain nombre d’éléments. Le deuxième élément majeur en matière de sécurité c’est que l’on veut donner des lieux sur lesquels on dit qu’on va concentrer les moyens en matière de sécurité. Aujourd’hui, on entend la question des environnements scolaires. On souhaite mettre en place des plans d’actions pour faire en sorte de sanctuariser les devant d’écoles. Ce sont des lieux où les enfants et jeunes adolescents doivent être en sécurité. On ne va pas avoir des manières d’intervenir identiques, mais on proposera aux acteurs éducatifs et de la sécurité de se réunir pour proposer des plans pour chaque établissement. Certains ont des problématiques de sécurité routière, d’autres de violence scolaire, ou même de deals. La dernière partie de notre axe en matière de sécurité, c’est toutes les questions de médiations et de préventions. On y croit beaucoup, et on l’a déjà expérimenté, on sait que ça marche. La ville et le centre social de Cusset ont mis en place une première équipe de médiation avec deux personnes à temps plein dans un quartier. On propose de multiplier par quatre ce projet, où les équipes feraient de la médiation sur d’autres quartiers qui ont été repérés. Je crois aux éducateurs de prévention. Sur une ville de 150 000 habitants, on en a neuf aujourd’hui. On interpelle la métropole, pour qu’on ai au moins quinze éducateurs à la fin du mandat. Si la métropole ne nous suit pas, la ville se dotera de ses propres éducateurs de prévention.
Pour la suite du programme, nous partons d’un double constat. En premier, la ville a perdu son pouvoir d’imaginaire positif. Elle ne fait plus rêver les gens. Pour les gens, la ville est devenue synonyme de dysfonctionnement au quotidien. Deuxièmement, la ville n’apporte plus autant de richesses à ses habitants. La richesse, ce n’est pas cette concentration d’argent entre les mains de quelques-uns. C’est nous, nos enfants, nos équipements culturels. C’est la force d’une vitalité associative, une ville se doit de préserver cela et que cela se développe. Si on ne se dit pas qu’il faut protéger tout cela, on ne peut pas trouver les bons leviers pour transformer la ville. Pour faire ça, on donne cinq grandes orientations. Une première, comment est-ce que la ville protège ceux qui sont là, en matière de sécurité mais aussi en matière de sécurité sociale au sens large. C’est à dire encadrement des loyers ou encore un centre de santé pour la ville pour que chacun ait accès au soin. Villeurbanne est une ville qui perd ses médecins, on a du mal à en retrouver. Il faut donc proposer des locaux où les médecins peuvent travailler à plusieurs, ils ne veulent plus se ruiner à travailler du matin au soir, de 7h à 21h. On veut aussi assurer la sécurité sociale alimentaire, pour que personne dans la ville manque de pouvoir se nourrir correctement. On propose donc d’augmenter le budget de la ville d’aide du CCAS, des tickets alimentaires. On va doubler le budget et associer les usagés aux endroits où on peut se nourrir convenablement avec des produits de qualité. On veut aussi encadrer les loyers. J’ai été alpagué par la FNAIM, mais ce n’est pas grave. Je pense qu’ils se trompent, ce ne sont pas leurs adhérents qui sont visés, mais les gens qui se font de l’argent sur les étudiants en louant des logements hors de prix. C’est ça que je vise.

Etes-vous prêt à aller jusque réquisitionner des logements vacants ?

Ma proposition là-dessus n’est pas ça, mais plutôt l’utilisation à bon escient des bâtiments publiques en l’attente de projets. Il y a plein de bâtiments publics sur la métropole qui sont inoccupés et pourraient être utilisés. Je pense que c’est une proposition aujourd’hui qui répond mieux aux urgences. On a entre 1500 et 2500 personnes sans logements fixes chaque nuit sur la métropole, on a un besoin d’hébergement d’urgence. A Villeurbanne, on a déjà expérimenté cela à plusieurs endroits, parfois ça s’est plutôt bien passé et des fois moins bien. Je suis plus favorable à cela qu’à la réquisition des logements vacants.

Quelle est votre vision des logements étudiants à Villeurbanne ? Avez-vous un projet spécifique par rapport aux étudiants ?

Il n’y a pas longtemps, un monsieur a dit que c’était une honte qu’il y ait 26% de logements sociaux à Villeurbanne. C’est une erreur d’analyse majeure. On a besoin de logements sociaux, notamment pour les étudiants. J’ai été dirigeant d’un établissement de logement social. On avait acheté une vingtaine de logements sociaux dans une résidence universitaire privée. Je suis passé avant-hier devant, et je vois les tarifs privés pratiqués : entre 450 et 550 euros le studio. Nous avons les mêmes logements, dans le même immeuble, et ils sont à 300 euros. Le logement social, ça sert aussi à loger des étudiants. C’est une très bonne réponse que de vouloir développer cela. Et si on vient nous dire qu’augmenter les logements sociaux à Villeurbanne est une honte, alors ça revient à dire qu’on ne veut pas d’étudiants.
On a été aussi les premiers à développer des colocations solidaires avec l’AFEV. En échange d’un engagement solidaire dans le quartier, l’étudiant se retrouve dans une colocation sur un tarif très maîtrisé, moins de 300 euros. Ça ne répond pas au volume attendu, on est à 70 ou 80 places aujourd’hui à Villeurbanne. C’est une autre manière de répondre à des étudiants qui veulent se loger et s’engager.
Les logements sociaux concernent aussi les personnes âgées. On peut tomber sur des studios à 2000 euros quand le CCAS propose les mêmes à 500 euros. C’est ça être de gauche aujourd’hui, c’est faire en sorte de développer des logements sociaux pour des personnes âgées à 500 euros. Ne pas laisser faire que le privé développe un projet 2000 euros par mois, ça me parait aberrant.
On finance ça en régulant le foncier. Je le dirais à la FNAIM quand je les rencontrerai, la question de la régulation des loyers est une mesure temporaire. Ce n’est pas à la puissance publique de définir quelle est la valeur d’un bien ou d’un service que l’on peut acheter sur le marché. En attendant de pouvoir réguler cela, on va mettre en place une régulation. Il n’est pas possible que le foncier soit un objet de spéculation.
Dans le programme, nous sommes favorables à une dissociation de la propriété foncière de la propriété bâtie, c’est l’office foncier solidaire. La collectivité achète le foncier et ne revend qu’au propriétaire que l’appartement. Le propriétaire ne peut ainsi pas revendre au-delà de l’inflation, il n’y aucune plus-value possible. Voilà de l’argent publique utilisée intelligemment, puisque l’on va garder le foncier et faire en sorte que l’on ait des offres de logements abordables pendant longtemps à Villeurbanne.

Villeurbanne évolue beaucoup, certains quartiers sont en pleine gentrification comme Gratte-Ciel quand d’autres sont plus délaissés comme St Jean. Comment est-ce que vous vous positionnez dessus ?

On résiste pour l’instant à la gentrification. D’abord parce que Gratte-Ciel Centre-ville dont les logements appartiennent à la SVU sont à 80% des logements sociaux. On n’est pas encore dans la gentrification. Là où vous avez raison, c’est que le prix de l’immobilier en centre-ville connaît une augmentation complètement délirante. Ce n’est pas encore une gentrification car tout le patrimoine n’a pas encore été changé, on a préservé de l’habitat social. Il est vrai qu’il y a un risque aujourd’hui dans l’offre qui est produite. Une des manières de lutter est de continuer d’avoir une offre de logements sociaux. On développera les baux solidaires, mais on va devoir également continuer de construire. Ceux qui veulent que l’on arrête de construire à Villeurbanne, c’est ceux qui prendront la responsabilité de plus 15% sur les prix de l’immobilier en 2021. Je ne serai pas celui-ci. Je ne dis pas qu’il faut construire n’importe où et n’importe comment, qu’il faut continuer à bétonner la ville.
Il y a là deux problèmes, comme la répartition géographique de la production. Il y a trois grands projets urbains à venir, ceux-ci ne font pas débats aujourd’hui : la ZAC Gratte-Ciel centre-ville, avec le dédoublement de l’habitat sur le centre-ville ; la ZAC Grandclément et le projet de St Jean. Ce dernier est un projet urbain très ambitieux, puisqu’il y a 2000 logements à construire. On ne va pas baisser le rythme, en revanche il faut être vigilant sur ce qui va sortir en termes de nouveaux projets à la place de tout l’habitat vernaculaire et qui créé un effet paysager agréable pour le piéton. Avec les productions de ces dernières années, les promoteurs ont voulu construire le plus possible sur un espace donné. Les espaces verts passent derrière les immeubles, et on perd ce paysage aéré dans la rue. On a dégradé sur un certain nombre d’axes la qualité paysagère et l’impression de verdure qu’on pouvait avoir. Pourquoi s’arrêter de construire pour retrouver ça ? C’est n’importe quoi, il faut mettre des prescriptions architecturales dans lesquels on redemande d’avoir des retraits d’un certain nombre d’immeubles par rapport à la voirie et de revégétaliser les devants et pieds d’immeubles. C’est un peu moins définitif que de dire qu’on va ralentir le rythme de la construction avec les effets qu’on saura qu’il y aura sur le prix. Voilà quoi faire pour que les villeurbannais puissent se loger. Il faut construire 400 logements par an à Villeurbanne juste pour répondre à ce qu’on appelle le desserrement des ménages. Ça veut dire la décohabitation des jeunes adultes qui veulent quitter le domicile des parents ou les séparations liées aux parcours de vie des uns et des autres, et la reconstitution des logements démolis. Jusqu’à présent, on construit 900 logements par an. Si on prend les volumes de la ZAC Grandclément, Gratte-Ciel centre-ville et de ce qu’on doit faire à St Jean, celui qui dit qu’il faut baisser les constructions sera pris à son propre piège dans deux ou trois ans, il n’y arrivera pas. Je préfère demander ce que l’on veut en termes de nature de construction, sur des questions de hauteurs, de retraits, de végétalisation de façades… Cela me semble plus intéressant. Dire qu’il faut construire plus loin pour que la ville n’augmente pas, c’est antiécologique. On concentre l’ensemble des entreprises et des activités, et on dit aux gens qu’ils ne peuvent plus habiter à Villeurbanne parce qu’on est trop nombreux, ce n’est pas agréable, on leur demande d’aller plus loin. Une fois de plus, ce seront les plus modestes qui iront plus loin, ils devront faire de plus grands trajets pour revenir travailler. Tout ceci n’est pas très sérieux de mon point de vue, je ne vois pas les choses comme cela.